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Sept-Îles

La famille Lalo ne lève pas le pied

Gaétain Fontaine
Le Journal de Québec
04/07/2006 08h49 

La famille de Terry Lalo, le jeune Innu de 16 ans happé mortellement, alors qu'il était pourchassé par le policier Richard Turgeon au volant d'une autopatrouille de la Sûreté du Québec, à Sept-Îles, en avril 2002, refuse toujours de baisser les bras.

L'adolescent avait été pris en chasse parce qu'on le soupçonnait d'avoir commis un vol dans un dépanneur.

Après avoir subi deux échecs en déontologie policière, la famille de l'adolescent vient de saisir la Cour supérieure d'une requête en révision judiciaire, dans laquelle elle demande d'infirmer la décision rendue le 24 mai dernier, par Me Mario Bilodeau.

Ce dernier, à titre de membre du Comité de déontologie policière, a maintenu, dans un premier temps, la décision du Commissaire Paul Monty d'août 2004, ordonnant la suspension sans solde du policier pour une période de 60 jours, pour usage dérogatoire d'un véhicule de patrouille. Une peine jugée trop peu sévère par la famille Lalo.

Me Bilodeau, dans un deuxième temps, a rejeté la demande de révision judiciaire de la famille, qui soutenait et soutient toujours que le policier aurait dû être cité à procès sous d'autres chefs d'accusation.

Dans sa requête adressée à la Cour supérieure, leur procureur, Me Jean-François Bertrand, reproche à Me Bilodeau d'avoir violé de plein fouet la règle de justice naturelle, en ne motivant pas sa décision. «Partant, la décision du Comité semble relver de l'arbitraitre, par l'absence de motifs appropriés et pertinents, ce qui justifie la présente Cour d'exercer adéquatement son pouvoir de contrôle et de surveillance», écrit Me Bertrand.

En parallèle, il continue de soutenir que les éléments de preuve recueillis par l'enquêteur et le rapport du Coroner démontrent que le policier Turgeon aurait dû être aussi accusé de ne pas s'être comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction, d'abus d'autorité, d'avoir violé le Code de la sécurité routière et d'avoir produit un faux rapport d'événement.

En conséquence, la famille Lalo et Me Bertrand demandent à la Cour d'intervenir et d'ordonner que le policier soit à nouveau cité devant le Comité de déontologie, pour des infractions aux articles 5, 6, 7, 8 et 11 du Code de déontologie policière.








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