Une friteuse a causé le feu

Cédric Bélanger
Le Journal de Québec

Une friteuse oubliée sur une cuisinière est à l'origine de l'incendie qui a ravagé un immeuble à logements de Saguenay, lundi, et dans lequel quatre membres d'une même famille d'Attikamekw ont été gravement intoxiqués.

Les enquêteurs ont donc vite mis le doigt sur la cause du sinistre, qui a jeté à la rue une quinzaine de locataires et provoqué des dommages de plus de 400 000 $ à l'immeuble de la rue Lapointe, dans l'arrondissement Chicoutimi.

L'enquête mené par le service des incendies de Saguenay a montré que le feu a pris naissance dans le logement des victimes. L'appartement était muni d'un détecteur de fumée électrique. Petit détail cependant, il était débranché et il n'y avait pas de pile à l'intérieur.

Coincés dans le logement

Selon le directeur adjoint des pompiers, Marc Desforges, le feu faisait rage près de la porte d'entrée, ce qui explique pourquoi les victimes sont demeurées prisonnières de l'appartement.

Jean-Guy Weizineau, 35 ans, sa conjointe, Sylvie Dubé, 30 ans, leur fille Lévy, deux ans, et un garçonnet de quatre mois, qui n'a pas encore de nom, se sont donc réfugiés dans une chambre. C'est là que les pompiers les ont retrouvés, tous inconscients par suite d'une grave intoxication au monoxyde de carbone.

«Ils ont sûrement cogné dans les murs et les fenêtres pour obtenir du secours», suggère Marc Desforges.

Le fils aîné du couple, Jason-Éric, 10 ans, a échappé au brasier puisqu'il était à l'école.

Pas de nouvelle

Même si l'état des quatre victimes, originaires de la réserve d'Obedjiwan, laissait présager le pire, lundi soir, les nouvelles étaient encourageantes, hier.

Selon les informations obtenues par Rosanna Weizineau, son fils Jean-Guy a pris du mieux, est conscient et devrait être transféré sous peu à l'hôpital de Chicoutimi. Il subit actuellement des traitements dans un caisson hyperbare, à Lévis.

Quant à sa conjointe et ses deux enfants, qui sont aussi soignés en chambre hyperbare, mais à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal, ils auraient aussi pris du mieux. Sylvie Dubé aurait même repris conscience, hier.

«On était inquiets. On a paniqué parce qu'on ne savait pas trop ce qui s'est passé», a dit Mme Weizineau, qui était prête à quitter pour Lévis quand une infirmière l'a contactée pour lui dire de patienter parce que son fils retourne bientôt au Saguenay.

L'hyperbare

  • Inhalation d'oxygène à 100 % chez un sujet placé dans un caisson (chambre hyperbare) dont la pression peut être augmentée à un niveau plus élevé que la pression atmosphérique.
  • Il existe seulement sept caissons hyperbares au Canada, dont trois au Québec: Hôtel-Dieu de Lévis, Institut maritime de Rimouski et Hôpital Sacré-Coeur de Montréal.


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