Karla Homolka abandonne les procédures judiciaires visant à museler les médias.
La femme de 35 ans, qui a purgé une peine de 12 ans de prison pour son rôle dans des meurtres commis avec son ex-mari, Paul Bernardo, affirme être réhabilitée et vouloir refaire sa vie dans l’anonymat.
C’est pourquoi ses avocats de l’Aide juridique avaient déposé, avant sa libération, une demande d’injonction visant à empêcher les représentants de la presse de la suivre, de la photographier ou de la filmer ainsi que de dévoiler sa nouvelle adresse.
Toutes les procédures ont cependant été abandonnées hier.
«Mme Homolka devait se plier d’ici quelques semaines au contre-interrogatoire des avocats des médias. Visiblement, elle n’était pas intéressée à le faire», souligne Me Marek Nitoslawski, l’un des procureurs embauchés par les médias.
Une seule demande
La seule exigence des avocats d’Homolka pour arrêter les démarches judiciaires était d’obtenir l’aval de ceux de la presse afin d’éviter les frais.
«Ce n’est pas une entente en dessous de la table. On parle uniquement de quelques centaines de dollars», prend le soin de préciser Me Nitoslawski.
Depuis sa sortie de prison, Homolka se cache dans un appartement, peut-être à Montréal.
Déjà déboutée
Le 30 juin dernier, le juge de la Cour supérieure, Paul-Marcel Bellavance, avait débouté Homolka, rejetant sa requête d’injonction provisoire (10 jours) renouvelable jusqu’à ce que l’affaire soit entendue sur le fond.
Le magistrat avait alors affirmé qu’elle devrait un jour ou l’autre faire face aux médias et au public canadien.
Ses chances d’obtenir gain de cause pour une injonction permanente étaient donc minces.