Sa fille de 12 ans nue sur Internet

Cauchemar

 

Jessica Nadeau -Journal de Montréal

Une mère découvre, atterrée, que sa fille de 12 ans s’exhibe sur Internet, pendant que des internautes se masturbaient à l’écran...

Une mère a eu la surprise de sa vie en lisant les conversations que sa fillette de 12 ans avait sur le Net… et d’apprendre qu’elle montrait ses seins au moyen d’une webcam.

Nathalie (nom fictif) est complètement démolie. Mère de deux fillettes, elle vient d’apprendre que sa plus vieille, âgée d’à peine 12 ans, avait des relations sexuelles et qu’elle ne se gênait pas pour parler de ses expériences sur Internet.

«Je commençais à avoir de sérieux doutes, mais quand je suis tombée sur les conversations qu’elle avait dans les salles de clavardage, j’en suis tombée de ma chaise. J’ai dû arrêter la lecture, ça me tuait !»

Photos compromettantes
Elle a ainsi découvert une cinquantaine de discussions érotiques toutes plus compromettantes les unes que les autres.

Autre surprise, elle a appris que sa fille avait branché une webcam à son insu et qu’elle se montrait les seins alors que des internautes s’identifiant comme de jeunes garçons se masturbaient à l’écran.

Pire encore, elle s’est complètement effondrée en découvrant une série de photos-maison que sa fille faisait circuler sur Internet. Des photos où elle apparaît dans des poses plus qu’équivoques, portant une camisole semi-transparente et exhibant un sous-vêtement de type G-string.

«Elle n’a que 12 ans, ce n’est pas normal qu’elle ait envie de se montrer dans des poses aussi sexy ! Et elle ne connaît pas l’impact de distribuer ces photos sur Internet ! On ne sait pas dans les mains de qui ça peut se retrouver !»

Sentiment d’impuissance
La mère de famille est ravagée par cette découverte, car si elle peut imposer ses limites sous son toit, en interdisant notamment l’accès aux salles de clavardage à sa fille, elle ne peut en faire autant lorsque l’adolescente est chez son père.

«Il s’en fout complètement, il est même fier qu’elle ait une sexualité précoce.

«Mais ce qui me fâche le plus, c’est que dans la procédure de divorce, la DPJ recommande que ma fille habite avec son père, même si je leur ai prouvé à plusieurs reprises que son père l’encourage à avoir des relations sexuelles. J’ai l’impression qu’on joue avec la vie de ma fille sans que je ne puisse rien faire…»

Les jeunes croient qu’il faut le faire pour être cool, explique une sexologue
«Les jeunes s’initient de plus en plus jeunes à la sexualité et ce n’est pas nécessairement parce qu’ils en ont envie, mais parce qu’ils pensent que c’est ce qu’ils doivent faire pour être cool», résume la sexologue et auteure, Jocelyne Robert.

Lorsqu’il s’agit de la sexualité des préadolescents, l’auteure du livre Le sexe en mal d’amour ne parle plus de libération sexuelle, mais d’oppression à correspondre à un modèle pornographique.

Un seul modèle
«Ils n’ont plus de modèles. À l’école, on ne leur enseigne pas ce qu’ils doivent savoir et les parents n’abordent plus ce sujet, croyant à tort que les jeunes savent tout de la sexualité. Alors, le jeune n’a plus qu’un seul modèle, celui de la pornographie où tout est banalisé», explique Jocelyne Robert.

De plus, l’arrivée d’Internet complique la tâche des parents puisque leurs enfants sont généralement beaucoup plus habiles qu’eux avec ces technologies. Ils peuvent donc faire disparaître toute trace de conversations ou de recherches à caractère sexuel.

Elle recommande aux parents de parler avec leurs enfants, de ne pas avoir peur de prendre position et de s’informer auprès du jeune pour savoir s’il fait ça parce qu’il en a envie ou si c’est fait dans l’esprit d’être cool.

Enfin, elle rappelle qu’un ordinateur dans la salle familiale peut ralentir les pulsions sexuelles des jeunes sur Internet…


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