Myriam Bédard nie les allégations de son père

Cédric Bélanger - Journal de Montréal

«Mes parents ont le droit de se faire une opinion. Je ne peux pas changer ce qu’on leur plante dans la tête.»

La championne olympique Myriam Bédard a catégoriquement nié, hier, être sous l’emprise de son conjoint Nima Mazhari, comme le soutenait son père, Pierre Bédard, dans notre livraison d’hier.

Réagissant à la nouvelle que sa fille et son conjoint soient dans la mire de la Sûreté du Québec, concernant une affaire de vol de tableaux de l’artiste Ghitta Caiserman, M. Bédard a lancé un cri du cœur, mercredi.

Il s’est notamment plaint de ne plus voir sa fille qu’à la télé et vivre un cauchemar depuis qu’elle fréquente Nima Mazhari.

Dans une entrevue au réseau TVA, hier, Myriam Bédard a dit ne pas avoir été surprise par les déclarations de son père. «Ce sont des choses qu’il m’a dites depuis deux ans. Ce n’est pas nouveau. Mais je trouve ça triste que ça aille dans les médias.»

Dure à comprendre

Tout en assurant avoir gardé un contact avec ses parents, Mme Bédard explique que ça «ne fait pas partie de son style de vie» de visiter ses parents toutes les semaines. Elle dit que «ça se peut qu’elle ne réponde pas toujours aux appels», mais qu’elle les retourne toujours.

Elle a aussi dit comprendre que ses parents aient de la difficulté à comprendre ses récentes interventions publiques, notamment dans le scandale des commandites.

«C’est sûr que ma famille n’a pas aimé ma réaction dans les journaux. Ma mère m’a appelée pour me dire que c’était horrible ce qu’on disait. C’est difficile pour eux de marcher dans la rue et de se faire dire, par des gens qu’ils connaissent, que leur fille est folle.» Parents manipulés

Myriam Bédard a émis l’hypothèse que ses parents aient été manipulés. Elle a pointé du doigt, comme son conjoint l’avait fait, la veille, son ex-agent, Jean-Marc Saint-Pierre.

«Jean-Marc Saint-Pierre mène une campagne de «salissage». Ça fait deux ans qu’il se promène partout à Montréal en disant que je suis sous l’emprise d’un gourou, d’une secte», dit celle qui nie aussi éprouver des difficultés financières, comme le laisserait entendre Saint-Pierre.

«Ce sont des racontars que je ne commenterai pas. Je n’accepterai pas d’aller dans les bassesses de Jean-Marc Saint-Pierre.»

Quant à son conjoint, il a avoué que Myriam n’était plus la même personne depuis trois ou quatre ans.

«Elle est très, très gentille. Avant, les gens abusaient d’elle», soutient Nima Mazhari, selon qui ces gens n’acceptent pas le fait qu’ils ne puissent plus faire faire ce qu’ils veulent à l’ex-reine du biathlon.


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