Le sénateur Raymond Lavigne et sa femme, de Verdun, se sont fait montrer la porte au camping « Mon repos » de L’Ange-Gardien. Le couple a répliqué hier par une action en dommages de 175 000 $.
Le soir du 5 juillet dernier, vers 22 h 30, le sénateur et sa femme, Mme Carmen Robichaud, se plaignent auprès du gardien de sécurité du camping, Gaétan Bigonesse, de ce que leurs voisins, Normand et Pauline Pomerleau, se montrent trop bruyants.
Ceux-ci tenaient chez eux une fête et ils avaient plusieurs invités.
Le couple Lavigne invoque le règlement des lieux, qui prévoit un bruit « modéré » après 21 heures.
Si l’on en croit la requête du sénateur inscrite hier en Cour supérieure, le gardien Bigonesse, au lieu de faire son travail, a d’entrée confié aux Pomerleau que les Lavigne venaient de porter plainte.
Quoi qu’il en soit, dès après la plainte, les Pomerleau et leurs invités se seraient massés devant la roulotte des Lavigne, invitant le sénateur à sortir et à se battre, menaçant de le blesser, l’injuriant et lui reprochant d’user de son titre de parlementaire pour « influer sur la vie courante » du camping.
Mme Lavigne, enfin, aurait essuyé un crachat au visage émanant de Mme Pomerleau.
La bousculade qui a suivi a pris fin avec l’arrivée de la police.
Comme, par la suite, une pétition fut signée par plusieurs résidents contre le couple Lavigne, celui-ci en a conclu qu’il lui fallait installer ses pénates ailleurs pour être tranquille.
Les Lavigne estiment qu’ils devront vendre leur roulotte et que leur investissement de quelque 70 000 $ (roulotte et aménagement du terrain) a perdu beaucoup de sa valeur. Ils évaluent les pertes réelles à 25 000 $.
Ils réclament de plus une compensation pour atteinte à la réputation, inconvénients, dommages moraux et exemplaires.
La poursuite ne vise que le gardien Bigonesse.