QUÉBEC - Quinze ans après le drame de Saint-Casimir, la petite communauté se souvient encore très bien du suicide de l'OTS, mais semble avoir tiré un trait sur cette sordide histoire.
Peu de citoyens de la municipalité connaissaient la famille Quèze, qui habitait Saint-Casimir depuis seulement deux ans et qui ne se mêlait pas à la vie du village.
Cette distance entre la communauté et la famille d'origine française a certainement contribué à cicatriser la plaie plus rapidement.
«C'était des étrangers pour nous, on ne les connaissait pas ces gens-là, on ne les fréquentait pas au village […] on ne savait pas qu'ils étaient dans une secte; je l'ai su après qu'ils soient décédés», fait remarquer Guy Dussault, un résidant.
Ce soir-là, c'est une scène d'horreur qu'avait découverte Clément Godin et son équipe de pompiers volontaires. À leur arrivée sur les lieux, la maison brûlait déjà, emportant la vie des cinq occupants qui s'y trouvaient.
«C'est sûr que ça n'a pas été facile, mais on a essayé d'oublier ça le plus vite possible. On ne les connaissait pas, on ne savait même pas qu'ils étaient membres de l'Ordre», ajoute le chef pompier.
Secte inconnue
Même si Didier Quèze avait déjà fait l'objet de reportages dans les médias, il n'y avait que très peu de commérages à propos de son appartenance à l'OTS.
«Je n'avais jamais entendu parler d'eux et j'étais pas mal à l'affût des rumeurs du village. Je ne connaissais pas l'OTS non plus», raconte Luc Perreault, un conseiller municipal de l'époque.