Les Lavallois questionnent leur nouveau maire


Ghislain Plourde et Agence QMI

LAVAL - La Ville de Laval a entamé une nouvelle ère, lundi soir, alors que se tenait le premier conseil municipal depuis que le maire par intérim, Alexandre Duplessis, est aux commandes de la municipalité.

L'assemblée, qui n'était toujours pas terminée à 22 h, s'est tenue dans une salle remplie à pleine capacité.

Des citoyens ont rapidement questionné le maire Duplessis sur le thème de la corruption.

«Nous voudrions savoir si le chef de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy, mène des enquêtes de corruption à Laval ou bien s'il bloque les enquêtes», a demandé un résident.

Certains électeurs disaient également douter de la véritable volonté du nouveau maire de ramener la transparence à l'hôtel de ville.

«Je m'adresse au maire pour lui demander quelles sont ses promesses. Dans son discours, il a dit que le débat changerait, mais là, il me semble qu'on est encore en Corée du Nord. La seule liberté : j'appuie, je seconde», a déploré un autre citoyen.

M. Duplessis a d'abord tenu à indiquer qu'ils étaient désormais 21 conseillers indépendants à siéger au conseil. «S'il n'y a pas eu de vote, c'est parce que les conseillers étaient tous en accord avec les règlements que nous avons adoptés, tout simplement», a-t-il dit.

En prélude à l'assemblée du conseil municipal de Laval, une manifestation s'est tenue, en début de soirée lundi.

Le rassemblement visait à sensibiliser les élus à l'importance de mieux informer la population sur les grands projets de développement.

«On veut être consultés, on veut des espaces où on pourra s'exprimer sur l'avenir qu'on veut donner à cette grande ville, a indiqué Félix Cauchy-Charest, l'un des organisateurs de la manifestation. Il y a eu beaucoup de développement à Laval, mais on considère que ça s'est fait sans consulter les citoyens ni que c'est un développement qui est proche des besoins ou des revendications des Lavallois.»

La donne a changé à l'hôtel de ville, mais pour M. Cauchy-Charest, il n'est pas question de baisser la garde.

«On veut aussi dire à l'administration que le PRO a beau être dissous, on les garde à l'œil, a-t-il dit. L'administration municipale ne pourra plus faire ce qu'elle veut sans consultation et en toute impunité.»


Vidéos

Photos