Agence QMI

Gérald Tremblay a eu une vie politique bien remplie

Démission du maire - Gérald Tremblay a eu une vie politique bien remplie

Gérald TremblayPhoto Archives / Agence QMI

MONTRÉAL - Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui a annoncé sa démission ce lundi, aura eu une vie politique bien remplie, quoique marquée par la controverse.

M. Tremblay avait été élu pour trois mandats consécutifs à la ville de Montréal. Il a remporté les élections de novembre 2001, succédant ainsi au chef de Vision Montréal, Pierre Bourque.

Il est entré en fonction le 1er janvier 2002, au moment où les 28 municipalités l'île de Montréal ont fusionné. Il a ensuite dû affronter les défusionnistes et accepter la reconstitution d'une quinzaine de villes en 2006.

Le 1er novembre 2009, au terme d'une campagne durant laquelle tous les candidats ont fait de la lutte à la corruption leur cheval de bataille, M. Tremblay a remporté son troisième mandat, contre Louise Harel et Richard Bergeron.

Homme d'affaires et de loi

Gérald Tremblay est né en 1942 à Ottawa. Son père était Georges A. Tremblay, un notaire criminologue, membre fondateur de la Commission des libérations conditionnelles du Canada en 1959.

Détenteur d'une licence en droit de l'Université d'Ottawa, Gérald Tremblay a été admis au barreau du Québec en 1970. Il est également détenteur d'une maîtrise en administration des affaires de la Harvard Business School de Boston (1972).

Avant de faire carrière en politique, il a enseigné à l'École des hautes études commerciales de Montréal et a dirigé plusieurs entreprises et organismes. Il a été membre du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec et d'Hydro-Québec.

En 1989, il est élu député libéral dans Outremont et devient le ministre de l'Industrie du Commerce et de la Technologie sous Robert Bourassa, de 1989 à 1994, puis sous Daniel Johnson fils. Durant cette période, il a basé sa stratégie de développement industriel sur le concept des grappes industrielles, qui encourage le regroupement des entreprises par secteur.

M. Tremblay a tenté d'appliquer ce même principe dans le développement économique de Montréal en créant des synergies entre les représentants d'un même secteur.

Commission Charbonneau

De multiples témoignages devant la commission Charbonneau faisant état de corruption parmi les élus et les fonctionnaires ont entaché le dossier des derniers moments de M. Tremblay à la mairie.

Ainsi, l'ex-entrepreneur Lino Zambito a affirmé devant les commissaires qu'un cartel des égouts à Montréal obtenait les contrats municipaux en remettant des sommes d'argent illicites à des fonctionnaires et au parti du maire, Union Montréal.

Un ancien ingénieur de la ville, Gilles Surprenant, a confirmé les allégations de M. Zambito, admettant avoir lui-même reçu environ 700 000 $ en pots-de-vin. De plus, l'ancien organisateur politique Martin Dumont a déclaré que le coffre-fort d'Union Montréal était plein à craquer d'argent comptant donné par des entrepreneurs et que le maire était au courant de la situation.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos