Sarah Daoust-Braun
24h

Montréal : l'opposition veut un plan pour lutter contre les rats

Montréal : l'opposition veut un plan pour lutter contre les rats

Photo d'archives, REUTERS

Sarah Daoust-Braun

Montréal devrait interdire les sacs plastiques pour les déchets et les remplacer par des bacs pour éviter prolifération de rats, suggère le parti d'opposition Ensemble Montréal.

Dans une motion qui sera présentée au prochain conseil municipal, l'opposition souhaite que la Ville de Montréal se dote d'un plan de lutte contre les rats.

Selon le parti, il y a en moyenne par année 888 demandes liées à la présence de rats envoyés au service 311. Pour cette année, 558 requêtes avaient été enregistrées à la fin du mois de juillet.

Les arrondissements les plus touchés sont Le Plateau-Mont-Royal, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Ville-Marie, Rosemont-La-Petite-Patrie et Ahuntsic-Cartierville, a précisé le chef de l'opposition Lionel Perez.

Égouts

La multiplication des chantiers accroîtrait leur présence dans les lieux publics, a soutenu mercredi le parti après avoir consulté des experts.

Ensemble Montréal demande « la mise en place, lors de travaux impliquant l'ouverture du système d'égouts, d'une procédure de dératisation systématique pendant la durée des travaux », ajoutant qu'une campagne de sensibilisation auprès des citoyens et des commerçants devrait aussi être menée.

« On le sait tous, il y a énormément de chantiers, a indiqué M. Perez. Dans un contexte où on vient perturber leur habitat de vie, on vient excaver et s'attaquer aux égouts, ça leur donne des occasions de sortir et d'aller dans les rues. »

Le parti suggère aussi de mettre en place un programme de remplacement progressif des poubelles ouvertes publiques pour des poubelles fermées, et une révision du système de gestion de collecte des déchets.

Lionel Perez a par exemple proposé d'interdire les sacs de poubelles en plastique, et les remplacer par des bacs pour la collecte, et d'interdire de sortir les poubelles la veille de la collecte.

L'administration de Valérie Plante a estimé mercredi que ce n'était pas pour le moment une situation qui nécessitait un plan d'intervention, mais qu'elle allait demeurer vigilante.

« Par ailleurs, il existe déjà certaines mesures préventives en place dans le cas de travaux afin de limiter la propagation de rongeurs », a soutenu l'attachée de presse du comité exécutif Laurence Houde-Roy.



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