TVA Nouvelles
Agence QMI

Rassemblement des Hells: «on a zéro avantage à avoir une organisation comme ça ici»

Rassemblement des Hells: «on a zéro avantage à avoir une organisation comme ça ici»

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

TVA Nouvelles

Après s'être nargués durant tout le week-end dans le cadre du Canada Run qui se tenait à Saint-Charles-sur-Richelieu, en Montérégie, policiers et motards ont levé les feutres. Selon le maire de la petite municipalité, la fin de semaine n'aura eu que peu d'impact.

«Ça s'est très bien passé. La Sûreté du Québec était bien préparée. Ça a limité les impacts pour les citoyens», estime Marc Lavigne, maire de Saint-Charles-sur-Richelieu, qui n'a pas noté de débordements ni d'excès d'entraves pour les habitants du secteur.

Ce dernier ne sait toutefois toujours pas pourquoi c'est sa ville qui a été sélectionnée pour cet immense rassemblement.

«Je n'ai pas vu leur grille d'analyse pour choisir Saint-Charles [...] C'est une transaction privée entre deux partis, on ne peut pas intervenir là-dedans.»

Marc Lavigne rappelle toutefois que sa municipalité possède une loi anti-bunker, un règlement pour le bruit et les feux. Il ne s'avoue donc pas inquiet de la voir associée à la réputation de groupes comme les Hells Angels.

Pas de retombées

Le maire soutient aussi que Saint-Charles-sur-Richelieu, qui compte 1641 habitants, avait «zéro avantage» économique à recevoir une telle clientèle sur son territoire.

«On est une toute petite municipalité. On a deux restaurants. On n'a pas d'hôtel et deux campings. Ça n'a pas de retombées. Même s'il y en avait, c'est trop pointu. Ce qu'on recherche, c'est plus quelque chose à long terme», a-t-il justifié.

«Ce n'est pas quelques policiers qui mangent dans les restaurants qui vont changer quelque chose», a-t-il conclu.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos