Axel Marchand-Lamothe
Journal de Montréal

Le proprio abattu dans le sous-sol de son immeuble

L'homme allait faire des réparations quand il aurait été tiré par un locataire - Le proprio abattu dans le sous-sol de son immeuble

Un policier monte la garde devant l'immeuble de Roxboro où Constantinos Tountas a été abattu.Photo Axel Marchand-Lamothe

Axel Marchand-Lamothe

Le propriétaire d'un immeuble à logement de Roxboro aurait été abattu dans le sous-sol de son bâtiment samedi par un locataire alors qu'il allait y faire des rénovations.

« Mon fils avait été demandé là-bas pour faire des réparations, raconte Mary Tountas, la mère de Constantinos, la victime. On ne sait pas ce qui s'est passé, c'est terrible. »

Les policiers ont été appelés dans l'immeuble à logements de la 1re avenue dans l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro vers 9 h 50 samedi.

Des voisins avaient entendu au moins un coup de feu.

À leur arrivée, ils ont découvert le corps de l'homme de 45 ans dans le sous-sol de l'immeuble de deux étages.

« Il avait des blessures par balle au haut du corps », explique Andrée-Anne Picard, relationniste pour le Service de police de la Ville de Montréal.

Le décès de M. Tountas, propriétaire de l'immeuble, a été constaté sur les lieux par le médecin d'Urgences-Santé.

La famille était complètement dévastée lorsqu'elle a appris la nouvelle et n'arrivait pas à s'expliquer le drame.

Témoin important

Un « témoin important » a été arrêté sur place en après-midi et était rencontré par les enquêteurs samedi en soirée.

Selon nos informations, l'homme de 33 ans était locataire de l'endroit, mais ne semblait pas connu des autorités.

Les policiers ont ratissé le secteur toute la journée à la recherche d'indices, mais n'ont pas voulu s'étendre sur le mobile du meurtre, le 11e de l'année à Montréal.

En après-midi, l'escouade canine a été mise à contribution pour tenter de localiser l'arme qui aurait servi au tireur.

D'autres témoins devaient être rencontrés en soirée par les enquêteurs.

Dans le quartier résidentiel normalement paisible selon les habitants, la commotion était palpable d'apprendre qu'un crime violent avait été commis en plein jour.

Méfiance

Plusieurs voisins ont toutefois mentionné se méfier des locataires qui habitaient l'immeuble, sans pouvoir préciser pourquoi.

« Je n'allais jamais dans ce coin de la rue. Je n'avais pas confiance et je ne me sentais pas en sécurité », a confié une dame âgée qui habite près du boulevard Gouin, à quelques maisons de la scène de crime.

À quelques pas de là, des déménageurs s'affairaient à décharger leur camion pour une nouvelle résidente.

« C'est vraiment surprenant de voir ce déploiement, c'est très tranquille comme secteur », a affirmé la femme qui emménageait dans son nouveau logement.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos