Laurence Houde-Roy
Agence QMI

Les commerces veulent plus qu'un congé de taxes

Les commerces veulent plus qu'un congé de taxes

Herman Alves, propriétaire du Restaurant Bitoque sur la rue Notre-Dame dans le Sud-Ouest, croit que le manque de disponibilité du stationnement et les embouteillages à Montréal sont ce qui cause le plus de problèmes aux commerçants.Laurence Houde-Roy

Laurence Houde-Roy

MONTRÉAL | Les commerçants de Montréal désirent plus que le congé de taxes promis par les deux candidats à la mairie à ceux affectés par des chantiers et veulent des mesures qui attireraient davantage les clients.

Valérie Plante et Denis Coderre promettent tous deux, dans leur plate-forme électorale, un allégement du compte de taxes municipales pour les commerçants qui seront affectés par des travaux d'infrastructure en face de leur local.

Une mesure permise grâce au nouveau statut de métropole accordé par le gouvernement provincial.

«Ce n'est pas une mauvaise idée, mais la souffrance des commerçants ne se fait pas juste sentir pendant les travaux», a indiqué Herman Alves, propriétaire du Restaurant Bitoque, sur la rue Notre-Dame dans l'arrondissement du Sud-Ouest et qui a lui-même été affecté par des travaux sur l'artère.

Plusieurs commerçants sont toutefois locataires et non propriétaires de leur local. Il faudrait donc que les propriétaires fassent refléter cette baisse sur le prix des loyers pour qu'ils en bénéficient.

Inquiétudes

Valérie Plante, lors d'un point de presse lundi matin, s'est inquiétée des commerçants de la rue Bishop touchés par des travaux depuis plusieurs mois. «J'ai rencontré des commerçants qui existent depuis 15 ans et ils se demandent s'ils vont pouvoir finir l'année parce qu'ils ont perdu un chiffre d'affaires important», a-t-elle dit.

«C'est de s'assurer qu'on puisse accompagner les commerçants, parce qu'ils font des sacrifices et au bout de la ligne il peut y avoir des pertes», a quant à lui expliqué Denis Coderre disant que la mesure pourrait être rétroactive.

Circulation

Herman Alves dit plutôt que le «plus grand problème» pour les commerçants, c'est le stationnement et le transport pour les clients. «On est en compétition avec la banlieue, si on veut que les gens viennent à Montréal, on doit leur en donner la possibilité», a-t-il dit.

Il croit que l'argent devrait plutôt être investi pour limiter la durée des travaux.

Des événements comme la Formule E qui ferment des rues et créent des embouteillages font également fuir les clients, selon lui.

Le propriétaire de l'Intermarché et de la fromagerie Bleu & Persillé sur l'avenue Mont-Royal, Frank Henot, ajoute que l'argent devrait être utilisé pour prévoit des aménagements et des animations qui attirent les clients pendant les travaux et durant le reste de l'année. «Il faut créer des endroits où les gens vont avoir du plaisir à se rendre», a-t-il dit.



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