Laurence Houde-Roy
Agence QMI

Valérie Plante supprimerait les quotas sur les véhicules en libre-service

Valérie Plante supprimerait les quotas sur les véhicules en libre-service

TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI

Laurence Houde-Roy

MONTRÉAL | Projet Montréal s'engage à supprimer les quotas imposés aux compagnies de voitures en libre-service (VLS), si sa cheffe Valérie Plante est portée au pouvoir, afin de permettre un plus grand déploiement de ces voitures dans la ville.

L'administration Coderre a imposé en 2016 un plafond de 1000 VLS à Montréal d'ici 2020. À cette date, toutes ces voitures devront également être électriques. Certains critères avaient aussi été imposés aux compagnies, comme la nécessité d'avoir un minimum de 20 % de leurs véhicules à quatre places et plus.

Quotas critiqués

Cette annonce avait été critiquée par les compagnies de VLS à Montréal, Communauto et car2go, qui disaient que ces normes allaient limiter leur développement et même leur survie.

Au centre-ville de Montréal, seules les VLS électriques sont admises. Cela met de la pression sur les arrondissements limitrophes, regrette Valérie Plante. Les utilisateurs qui veulent se rendre au centre-ville doivent se stationner avant de s'y rendre s'ils n'ont pas de VLS électriques, remarque-t-elle.

Plus de VLS

«On en veut davantage des VLS, a insisté la cheffe de Projet Montréal. Une voiture en libre-service ça encourage de plus en plus de Montréalais à délaisser la voiture par moment ou complètement, ça permet de décongestionner les routes, c'est un service exemplaire pour la lutte au GES, au trafic. On ne doit pas de limiter, on veut ouvrir le marché.»

Projet Montréal supprimerait donc ce quota de 1000 VLS permises et l'interdiction des VLS à essence au centre-ville. Les compagnies devraient toujours se procurer la vignette universelle pour chacune des voitures, mais chaque arrondissement pourra décider du nombre qu'ils accordent dans leur secteur.

Quant à l'intérêt pour l'administration actuelle de transformer la flotte de VLS en une flotte électrique, Valérie Plante note qu'une partie des voitures de Communauto est déjà électrique.

«La volonté est là. Mais quand on sait les avantages du VLS au niveau de la congestion et de la lutte aux GES, il faut enlever les restrictions qui vont à l'encontre du principe même», a-t-elle ajouté.



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