Améli Pineda
Agence QMI

Montréal: 36 jours de grève tournantes pour les cols blancs

Montréal: 36 jours de grève tournantes pour les cols blancs

Alain Fugère.Photo Archives / Agence QMI

Améli Pineda

Dernière mise à jour: 06-01-2016 | 18h00

MONTRÉAL - Les 8000 cols blancs de la Ville de Montréal entreprennent une nouvelle offensive contre la Ville et déclencheront une grève tournante qui durera 36 jours, du 25 janvier au 29 février.

Sans convention collective depuis 2012, les cols blancs des différents services, bureaux et arrondissements de la Ville seront tour à tour en arrêt de travail durant cette période.

«En ce moment, c'est vraiment une guerre qu'on subit, a indiqué Alain Fugère, président du Syndicat des cols blancs de l'île de Montréal On croyait qu'on arriverait à s'entendre avant le temps des Fêtes, mais la Ville est trop gourmande. Elle veut éliminer des jobs pour les envoyer au privé.»

Durant ces 36 jours, les cols blancs renonceront à tout travail en heures supplémentaires.
Le mouvement se terminera par une grève générale le 1er mars, qui est la date limite pour le paiement des taxes municipales.

Le Syndicat rappelle que d'ici cinq ans, la Ville compte supprimer 1200 emplois de cols blancs.

La grogne s'accentue chez les syndiqués, qui bien qu'ils espèrent que le conflit se règle dans les prochains mois, visent les festivités du 375e anniversaire de Montréal, en 2017, pour se faire entendre.

«On ne veut pas se rendre-là, mais si rien n'est réglé d'ici-là, c'est certain qu'on va perturber les festivités», a ajouté M. Fugère.

Bien qu'il espère que le conflit se règle dans les prochains mois, M. Fugère dit que le Syndicat est prêt à perturber les festivités du 375e anniversaire de Montréal, en 2017, si le conflit perdure.

La Ville en cour face aux cols bleus

Par ailleurs, la Ville de Montréal déposera une requête d'outrage au tribunal contre le Syndicat des cols bleus à la suite de la grève illégale du 8 décembre.

Tout juste avant le congé des Fêtes, la Ville a mandaté la firme Fasken Martineau DuMoulin pour déposer une requête devant la Cour supérieure.

La requête devrait être déposée prochainement selon la Ville, qui n'a pas voulu préciser la date.

Les accusations ne viseront pas seulement le syndicat, mais également des représentants, dont la présidente, Chantal Racette.

Ceux-ci s'exposent, s'ils sont reconnus coupables d'outrage au tribunal, à des amendes pouvant atteindre 50 000 $.

La Ville entend prouver que le Syndicat et les dirigeants ont participé à l'assemblée générale au palais des congrès en sachant qu'ils transgressaient une ordonnance rendue la veille par la Commission des relations de travail (CRT).

Celle-ci avait fait savoir que d'y participait constituait un arrêt de travail illégal.

Le Syndicat des cols bleus n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue.

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