MONTRÉAL - André Lavallée, l'ancien bras droit de Gérald Tremblay et maintenant proche collaborateur du ministre Jean-François Lisée, se retrouve dans l'eau chaude après les révélations de l'ancien directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah.
M. Lavallée, ancien maire de Rosemont-La Petite Patrie, vice-président du comité exécutif et chef de cabinet de Ville-Marie, a participé à plusieurs réunions du comité exécutif entre 2005 et 2009. Des réunions où l'on évoque le nom de la compagnie Macogep, qui a identifié des dépassements de coûts importants pour des contrats d'infrastructures.
En entrevue avec un journaliste de TVA Nouvelles lundi, M. Lavallée a affirmé ne rien savoir, ni sur ces dépassements de coûts ni sur la compagnie.
«C'est une compagnie qui existe avec qui je n'ai eu aucun rapport particulier», a-t-il dit.
Le secrétaire général associé à la région métropolitaine a toutefois convenu que les révélations sont troublantes.
«Ce qu'on apprend tous les jours est assez consternant. J'ai un devoir de réserve, je ne commenterai pas maintenant», a-t-il ajouté.
La Coalition avenir Québec exige que M. Lavallée s'explique.
«Je pense que M. Lavallée peut difficilement dire qu'il n'était pas au courant du rapport de Macogep parce que ce rapport a été soumis au comité exécutif de Montréal et M. Lavallée en était membre. C'est notre responsabilité de savoir ce qui se passe. Surtout quand on a des gens qui nous disent qu'il y a des choses inquiétantes qui se passent, ça commence à être de l'aveuglement volontaire», a affirmé Éirc Caire, député de la CAQ.
L'opposition réclame aussi des explications de la part de Jean-François Lisée, ministre responsable de la Métropole.
«Je pense que monsieur Lisée doit faire la démonstration qu'il est encore légitime pour lui de maintenir monsieur Lavallée en poste», a dit M. Caire.
Même son de cloche chez les libéraux.
«Il y a une proximité entre monsieur Lisée et ce monsieur-là, et c'est une proximité qui, si les allégations sont fondées, nous inquiète», a dit Robert Dutil, leader parlementaire du PLQ.
Au bureau du ministre, on répète que l'on a pleine confiance en André Lavallée.
«Ma confiance en l'intégrité de M. Lavallée est totale», avait dit le ministre mardi dernier.
M. Lavallé devra se rendre disponible pour la commission Charbonneau