Lock-out | LNH
Les commerçants sont inquiets |
Agence QMI
15/09/2012 20h04
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MONTRÉAL - À quelques heures du déclenchement d'un lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les commerçants de Montréal sont inquiets des répercussions qu'entraînerait ce débrayage.
Commerçants, restaurateurs et hôteliers pourraient perdre jusqu'à 20 000 $ par partie de hockey annulée, soit de 10 à 30% de leur chiffre d'affaires.
Santana Enrique, un commerçant de la rue Sainte-Catherine qui vend des articles à l'effigie des Canadiens, s'inquiète beaucoup ne sachant pas s'il pourra payer son loyer de 12 000 $ par mois, ses employés et la marchandise qu'il a commandée au printemps dernier.
Il finit par en vouloir aux joueurs qui ne semblent pas conscients de l'impact que ça aura. «Les hôtels, les restaurants au centre-ville, les stationnements seront tous touchés, a-t-il expliqué. Les joueurs ne voient pas ça, tout ce qu'ils voient c'est que leur salaire va être augmenté.»
Les restaurateurs situés près du Centre Bell pourraient perdre jusqu'à 500 000 $ pour toute la saison. «On a déjà parlé de prendre ça un peu plus "relax" au niveau des horaires. On essaye de garder tout le monde content avec des heures, mais ça devient un peu plus difficile», a affirmé Steven Vincelli, gérant du restaurant Bâton Rouge.
Il va falloir user d'imagination pour passer à travers de cette crise. À l'Hôtel Crystal, situé en face du Centre Bell, on s'affaire à préparer des événements pour remplacer les soirs de match et garder en vie la fièvre du hockey.
«Ce qu'on va essayer de faire en fait, c'est des soirées thématiques. On va repasser des matchs qui ont marqué l'imaginaire. Que ce soit Montréal-Boston [ou] en général, pour garder ça vivant», a raconté Alexandra Negru, gérante au service à la clientèle.
Selon un économiste de la Banque de Montréal, en 2005, le lock-out a engendré des pertes de revenus de 1,8 milliard $ au Canada.
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