MONTRÉAL - Les contribuables montréalais pourraient devoir assumer la défense de Louise Harel, menacée de poursuite au civil par la compagnie Macogep.
Un porte-parole de la Ville a dit mardi après-midi à TVA Nouvelles que «si la chef de l'opposition était poursuivie par la firme Macogep à la suite de certaines déclarations concernant cette firme, la Ville de Montréal assumerait les coûts de la défense de Mme Harel, conformément à l'article 604.6 de la Loi sur les cités et villes, au même titre qu'une poursuite visant tout autre élu siégeant au conseil municipal.»
Pour l'instant, cela dit, aucune poursuite n'aurait été entamée par Macogep contre la chef de Vision Montréal à la suite de ses déclarations, le 2 février dernier. Lundi, l'entreprise avait accepté de lui accorder un peu de temps pour qu'elle organise sa défense.
Louise Harel avait avancé, au début du mois, que des employés de Macogep, groupe-conseil en gestion et planification de projets, auraient rédigé des documents servant de référence aux élus lors de certains votes sur des octrois de contrat, en utilisant le nom d'un employé municipal.
Dans un communiqué de presse, Mme Harel avait indiqué que «des représentants de la firme de génie-conseil Macogep [...] ont eux-mêmes rédigé des sommaires décisionnels en utilisant comme prête-nom des employés de la Direction stratégique des transactions immobilières».
«Ces accusations non fondées d'actes illégaux sont dévastatrices pour Macogep», avait affirmé l'entreprise, qui estime que ces allégations sont « fausses et mensongères».
«Un simple appel à la présidente du Syndicat des professionnels de la Ville aurait permis de savoir qu'aucun grief n'a été déposé, que l'usage du nom de l'employé de la Ville avait été autorisé par le supérieur immédiat de cet employé, en l'occurrence un employé-cadre de la Ville, et que nul employé de Macogep n'était impliqué dans cet événement», avait précisé le communiqué de la firme.
La semaine dernière, Louise Harel s'était publiquement excusée sur les ondes de LCN après avoir reçu une mise en demeure de la firme.