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Montréal

Toujours aussi coûteux effacer les graffitis

Agence QMI 
Jean-Marc Gilbert
26/06/2011 17h18 

Montréal - Toujours aussi coûteux effacer les graffitis
Malgré toutes les mesures pour diminuer le nombre de graffitis, les montants pour les effacer stagnent depuis trois ans. 
© Agence QMI / Joël Lemay

MONTRÉAL - Malgré toutes les mesures mises en place par plusieurs arrondissements pour diminuer le nombre de graffitis, les montants déboursés pour les effacer stagnent depuis trois ans.

Tant en 2009, qu’en 2010 ou en 2011, l’ensemble des arrondissements de la Ville de Montréal a dû débourser un total annuel d’environ 3 millions $ pour les faire disparaître, tant sur les propriétés publiques que privées.

C’est dans l’arrondissement Côte-des-Neiges – Notre-Dame-de-Grâce que le problème est le plus important. Plus de 700 000 $ sont consacrés chaque année au nettoyage des murs et structures prisés par les graffiteurs.

Des montants importants sont aussi défrayés tous les ans dans les arrondissements LaSalle (200 000 $), Sud-Ouest (300 000 $) et Ville-Marie (350 000 $), pour ne nommer que ceux-là.

Dans l’arrondissement Saint-Laurent, on dit être tellement peu aux prises avec cette problématique que les montants dépensés sont inclus dans l’entretien normal des bâtiments. Du côté de L'Île-Bizard – Sainte-Geneviève, seulement 800 $ ont été déboursés pour enlever des graffitis, en 2010. La Société de transport de Montréal a aussi payé le gros prix (2,8 millions $) pour nettoyer ses autobus, voitures de métro et abribus, l’année dernière.

Répression et valorisation

Dans certains arrondissements, comme Verdun et le Sud-Ouest, on applique une politique qualifiée de « tolérance zéro », c'est-à-dire que l’administration s’engage à effacer un graffiti aussitôt qu’il fait son apparition, question de dissuader les vandales.

Ailleurs, comme à Lachine et Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, on a mis plusieurs pans de murs à la disposition de ces « artistes ».

« On veut récupérer les graffiteurs et trouver une façon de valoriser ce qu’ils font. C’est un programme assez avant-gardiste qui permet de réduire les graffitis faits ailleurs sur notre territoire », a indiqué Karine Bélisle, porte-parole de l’arrondissement Lachine.

Du côté des policiers, plus de 2000 plaintes ont été reçues au sujet des graffitis en 2010. Seulement 256 ont mené à des arrestations.





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