Pierre-Jean Séguin
Agence QMI

Une fausse infirmière condamnée

Une fausse infirmière condamnée

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Pierre-Jean Séguin

Une ancienne adjointe administrative de l'hôpital de Gatineau qui a prétendu être une infirmière a été condamnée mardi à payer une amende de 1 875$ pour avoir notamment fait une prise de sang à son voisin.

Véronique Richard a plaidé coupable à une accusation d'exercice illégal devant l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

La dame de 34 ans s'était présentée comme étant infirmière à l'hôpital de Gatineau depuis 10 ans lorsqu'elle a rencontré ses nouveaux voisins Danny Charette et Lisa Matthews en 2013.

Pendant 4 ans elle leur aura raconté une panoplie d'histoires sur sa profession d'infirmière, allant même jusqu'à effectuer une prise de sang à M. Charette en 2016 pour lui rendre service, peut-on notamment lire dans le jugement rendu public mardi.

La femme était parvenue à mettre la main sur le matériel nécessaire et à rapporter les échantillons sanguins pour les faire analyser au laboratoire de l'hôpital de Gatineau.

L'amende de 1 875$ n'a cependant pas émeut Mme Matthews, qui a porté plainte.

« C'est très minime. C'est vraiment une petite tape sur les doigts. Une petite amende et c'est fini. Elle peut recommencer à dire qu'elle est infirmière », se désole la femme qui avait développé une amitié avec Véronique Richard.

Si la femme s'en tire bien avec cette amende, elle a tout de même été congédiée de son poste de secrétaire à l'hôpital de Gatineau.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais n'a pas attendu les conclusions de l'enquête de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec pour la renvoyer.

Véronique Richard n'est plus employée par l'hôpital de Gatineau depuis octobre 2017.

L'appropriation, sans permission, de matériel servant à effectuer des prises de sang a notamment pesé lourd dans les mesures disciplinaires.

La plaignante, Mme Matthews, raconte que le couple a vécu beaucoup de stress après avoir pris connaissance que leur voisine n'était pas une vraie infirmière.

« On ne savait même pas si c'était le bon sang qui avait été analysé. Il a fallu repasser des prises de sang pour s'assurer qu'il [son conjoint] n'avait pas de maladie. On ne savait pas si le matériel était stérile », explique-t-elle.

Véronique Richard n'était pas disponible pour commenter ce plaidoyer de culpabilité.

-Avec Simon-Pier Ouellet



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