Jonathan Roberge | TVA Nouvelles
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Jonathan Bettez: fouilles, perquisitions et saisies abusives?

Jonathan Bettez: fouilles, perquisitions et saisies abusives?

Photo d'archives Andréanne Lemire

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

Jonathan Bettez passe à l'attaque. Il estime que les policiers de la Sûreté du Québec l'ont arrêté et détenu de façon arbitraire; violant ses droits et s'acharnant sur lui sans preuve tangible. Il demande maintenant un arrêt des procédures.

TVA Nouvelles a obtenu des documents déposés au greffe par l'avocat de Jonathan Bettez. Il s'agit de deux documents; l'un de 30 pages, l'autre de 50 pages intitulés «Requête en exclusion de la preuve pour arrestation et détention et arbitraires».

Voici les arguments que Me Marc-Antoine Carette y fait valoir:

Le 29 août 2016, une soixantaine de policiers participent à la frappe visant Jonathan Bettez. Une vingtaine de témoins sont rencontrés.

Un coup d'éclat soigneusement préparé, mais selon toute vraisemblance, les policiers auraient omis de demander un mandat d'arrestation.

Il s'agit de la première faute selon son avocat, Marc-Antoine Carette, qui demande un arrêt complet des procédures judiciaires jugeant l'arrestation de son client illégale.

Cédrika Provencher

Jonathan Bettez est menotté. On l'informe qu'il est arrêté pour avoir distribué de la pornographie juvénile. Il est invité à garder le silence; puis pour une première fois ce jour là, on lui parlera de la jeune Cédrika Provencher lui disant que ce qu'il pourrait mentionner à ce sujet lors de la discussion sera retenu contre lui.

Pause refusée

Le suspect est alors amené au quartier général de Montréal. Il a rapidement compris qu'il ne s'agirait pas d'un interrogatoire standard. Il y sera questionné durant 13 heures consécutives. On lui refuse à plusieurs reprises de prendre une pause malgré une santé fragile.

Durant six heures, on lui parlera exclusivement de l'affaire Provencher, même s'il ne fait face à aucune accusation. On lui demande une fois de plus de passer le test polygraphique. Jamais on ne lui offrira la possibilité d'en discuter avec son avocat.

Acharnement

Me Marc-Antoine Carette estime que les policiers ont fait preuve d'acharnement et ont violé ses droits. De plus, il estime que la preuve présentée en cour est faible.

Des dizaines d'employés travaillaient chez Emballages Bettez et avaient accès au réseau informatique. Ni l'écoute électronique ni les caméras installées dans son bureau n'ont permis de constater une infraction en lien avec la pornographie juvénile.

Selon la défense, Jonathan Bettez aurait fait l'objet de fouilles, de perquisitions et de saisies abusives basées uniquement sur des suppositions.

Son avocat soutient que l'arrestation de son client n'a été qu'un prétexte pour tenter une fois de plus de le coincer et de l'inculper pour le meurtre de Cédrika Provencher.



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