Simon-Pier Ouellet
Agence QMI

Gatineau veut un train de 2,1 milliards $, mais ne veut pas payer

Gatineau veut un train de 2,1 milliards $, mais ne veut pas payer

Courtoisie

Simon-Pier Ouellet

La ville de Gatineau veut construire un train léger de 2,1 milliards $ pour désengorger ses routes et souhaite que les gouvernements provincial et fédéral paient 100% de la facture, comme ce sera le cas pour le tramway de Québec.

La municipalité a dévoilé en grande pompe mercredi les détails d'un tracé de 26 kilomètres divisé en deux axes qui mèneront les citoyens de Hull et d'Aylmer vers le centre-ville d'Ottawa.

Aux heures de pointes actuellement, les automobilistes de l'ouest de la ville sont pris dans des bouchons de circulation, principalement parce que 40% des Gatinois doivent traverser la rivière des Outaouais pour aller travailler à Ottawa.

La population de Hull et d'Aylmer est d'ailleurs en forte croissance alors que 24 000 personnes s'y sont installées entre 2001 et 2011.

« Ça prend un changement profond, une vraie solution à la congestion routière », dit le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

Le premier magistrat est convaincu que la solution aux problèmes de transport passe par un train léger, mais aussi par un changement des habitudes des citoyens qui devront délaisser leur voiture pour se rendre au travail.

« Le train est beaucoup plus intéressant pour attirer du monde dans le transport en commun. Avec le train, tu sais quand tu pars et quand tu arrives »

La moitié des résidents de l'ouest vivront à moins de 700 mètres de marche d'une des 28 stations de ce futur train léger. Ce système de lien rapide sur rail doit d'ailleurs s'arrimer à deux endroits au train léger de la capitale fédérale qui sera inaugurée en novembre prochain.

La facture à Québec et Ottawa

La ville de Gatineau s'inspire du même montage financier qu'a bénéficié la ville de Québec pour son projet de tramway. Elle veut que son projet évalué à 2,1 milliards de dollars soit financé à part égale entre les gouvernements du Québec et du Canada.

Le député fédéral Greg Fergus ne voit toutefois pas les choses du même oeil.

« On veut être partenaire de ce projet, mais je m'attends davantage à une entente tripartite », a-t-il mentionné.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard s'est déjà montré en faveur de financer ce projet en mai dernier, sans préciser le montant qui y serait associé.

D'ici la mise en service de ce réseau prévue en 2028, la ville de Gatineau doit réaliser d'autres études environnementales ainsi que des expropriations sur des parcelles de terrain.



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