Amélie St-Yves
Journal de Montréal

Le fils de Gilles Giasson questionné sur les tatouages de son père par la SQ

Le fils de Gilles Giasson questionné sur les tatouages de son père par la SQ

Photo courtoisie

Amélie St-Yves

TROIS-RIVIÈRES | Le fils de Gilles Giasson a été questionné par la Sûreté du Québec sur les tatouages de son père, ce qui pointe vers la découverte de restes humains au site d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès en Mauricie.

« Il ne m'ont pas confirmé qu'ils avaient un corps. Ils m'ont confirmé qu'ils avaient trouvé des éléments d'enquête. On m'a demandé si j'étais capable de me rappeler des tatoos que mon père avait sur les pieds et les jambes », dit Gilles Junior Giasson.

Il n'a pas été capable sur le moment. Il estime que ces questions surviennent car le corps de son père aurait pu être démembré, pour être mis dans les sacs poubelles.

« C'est dur à digérer. Et j'ai des enfants à travers ça, qui me posent des questions. Il faut que je gère ça, en plus de gérer ma peine », dit-il, en faisant référence à ses deux garçons, de 11 ans et de 15 ans.

Son demi-frère, François Asselin, principal suspect pour meurtre dans cette affaire, n'aurait pas de trouble de santé mentale connu selon lui.

Malgré tout, Gilles Junior Giasson ne nourrit pas de sentiment de rancoeur.

« Je ne veux pas lui en vouloir non plus. Je ne peux pas croire qu'il a fait ça de sang-froid. Si il a fait ça, c'est peut-être justement parce qu'il en avait une, maladie mentale. Ça peut arriver, deux fils qui se touchent », dit-il.

Il a une pensée pour la famille de François Lefebvre, dont le corps a été découvert jeudi à Sherbrooke et dont son frère est accusé du meurtre.

« C'est deux familles qui sont décimée », déplore-t-il.



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