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Grève des ingénieurs: l'industrie du pavage prévoit des conséquences «désastreuses»

Grève des ingénieurs: l'industrie du pavage prévoit des conséquences «désastreuses»

photo d'archives

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MONTRÉAL - L'industrie du pavage routier s'inquiète des répercussions «désastreuses» que pourraient avoir les moyens de pression des ingénieurs de l'État, qui entament une grève des heures supplémentaire, lundi.

«Le refus d'effectuer du temps supplémentaire dans les chantiers routiers est aux yeux de Bitume Québec une grève du zèle qui risque d'entraîner des retards inacceptables assortis d'un inqualifiable effet domino», a dit mercredi le président de Bitume Québec, Martin Pelletier, par communiqué.

Bitume Québec craint notamment que certains chantiers se dégradent de façon prématurée au cours de l'hiver, parce qu'ils n'auraient pas été complétés à temps.

«Le Québec ne peut plus se permettre le luxe d'effectuer, encore, un énorme rattrapage en matière de réhabilitation du réseau routier québécois», a ajouté M. Pelletier.

Lors de l'annonce de cette grève, le 6 septembre, le syndicat des ingénieurs avait reconnu que cette grève «empêcherait la réalisation de nombreuses activités et ralentirait la réalisation de nombreux projets d'infrastructures».

Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, avait répliqué qu'il n'aurait «pas de patience», et qu'il réagirait «très rapidement», possiblement par l'adoption d'une loi spéciale.

Le syndicat avait déjà fait une grève générale illimitée, du 24 mai au 13 juin dernier. Après avoir pris connaissance de l'offre du gouvernement, les membres l'avaient rejetée à 90 %.



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