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Traumatisme crânien: cet enfant blessé attend l'ambulance pendant près de 40 minutes

Traumatisme crânien: cet enfant blessé attend l'ambulance pendant près de 40 minutes

Le petit Josh, sept ans, est tombé d'une hauteur de cinq mètres à sa résidence familiale de Saint-Jérôme.Photo Agence QMI, CAPTURE D'ÉCRAN TVA NOUVELLES

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SAINT-JÉRÔME | La mère d'un enfant gravement blessé lors d'une chute d'une hauteur de cinq mètres est en colère après que l'ambulance eut mis près de 40 minutes avant d'arriver à sa résidence de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

«J'aurais voulu être un superhéros pour aller le rattraper, mais ce n'est pas possible», a raconté Nancy Galarneau, la mère de Josh, sept ans.

Le petit bonhomme, qui aurait pu avoir des séquelles beaucoup plus graves après avoir glissé dans la cage d'escalier, est tombé et s'est violemment cogné sur la céramique. Sa mère a composé le 911 dans la minute.

«On a dit que sa tête enflait. Elle enflait à la seconde. Je prends mon poing ici et on peut facilement rajouter ça en arrière de ma tête. C'était comme ça en arrière de la tête de Josh. Donc, à ce moment-là, on ne savait pas s'il y avait une hémorragie interne. C'était très long. Déjà, au bout de cinq minutes je trouvais ça long. Dix, vingt, trente minutes, ça ne finissait plus», a ajouté Mme Galarneau.

L'ambulance est finalement arrivée 38 minutes plus tard. Josh souffrait d'un violent traumatisme crânien. Il a passé une semaine à l'hôpital.

«Quand ils sont arrivés, les ambulanciers m'ont dit: "Il y a eu cafouillage au centre d'appel. Si vous voulez porter plainte, madame, vous porterez plainte plus tard"», a expliqué la mère.

Du côté du Syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière, on admet que ce n'est pas une situation normale. «C'est tout à fait inacceptable. Euh... On le crie depuis plusieurs années qu'il y a un manque flagrant d'ambulances sur la route», a affirmé Yan Bonhomme.

La compagnie qui gère les ambulanciers dans le secteur explique que Josh a été classé priorité 3. Normalement, l'ambulance aurait dû arriver en moins de 12 minutes.

«C'est sûr que cette journée-là, pour répondre à cet appel-là, il manquait une ressource. En fait, c'était une ressource qui était plus loin, qui a été affectée, qui a été déroutée par la suite. Et comme on voit, l'appel a été retransmis à plusieurs équipes», a relaté Stéphane Maillet des Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière.

À la centrale 911, on nous répond que les protocoles ont été respectés, selon les standards établis. Mme Galarneau, elle, va maintenant se tourner vers le commissaire aux plaintes.



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