Sarah-Maude Lefebvre
Agence QMI

Une enquête publique sur le maire de Brossard

Une enquête publique sur le maire de Brossard

Paul Leduc. Photo Archives / Agence QMI

Sarah-Maude Lefebvre

Le maire de Brossard, Paul Leduc, fera l'objet d'une enquête publique concernant l'implication de sa femme dans l'achat de luxueux meubles italiens pour son bureau, avec l'argent des contribuables.

Le maire devra s'expliquer devant un juge administratif lors d'audiences publiques, puisque la Commission municipale du Québec (CMQ) se demande si Paul Leduc a enfreint le code d'éthique de sa ville.

Elle cherchait un emploi

En avril 2015, le Journal de Montréal révélait que la femme de M. Leduc avait négocié avec l'entreprise italienne Bralco l'achat de 12 000 $ de meubles destinés au bureau de son mari en 2011. Louise Plante tentait en même temps de devenir la représentante de ce fournisseur en Amérique du Nord.

Dans un courriel adressé à Bralco, elle avait d'ailleurs précisé que c'était la Ville qui passerait la commande finale, pour «éviter toute apparence de conflit d'intérêts».

«Cela donne l'impression que la commande de meubles vise à donner à Mme Plante un emploi [...] Il y a apparence que ce ne sont pas les intérêts de Brossard qui ont [été la priorité], mais ceux de la femme du maire», peut-on lire dans la lettre de plainte d'un citoyen.

Normalement, les audiences publiques devraient avoir lieu d'ici quelques mois, mais elles pourraient être retardées par la grève des juristes de l'État.

Le maire en eau trouble

Au moment de publier ces lignes, le maire de Brossard, Paul Leduc, n'avait toujours pas donné suite à notre demande d'entrevue. En avril dernier, il avait nié avoir été en conflit d'intérêts dans cette affaire.

«Ma femme a été impliquée dans l'achat des meubles. Il n'y a rien de secret là-dedans. En gros, ce qu'elle a fait, c'est du magasinage pour moi», avait-il dit.

Les derniers mois n'ont pas été de tout repos pour l'administration Leduc. Trois conseillers ont claqué la porte de son parti Priorité Brossard. Son chef de cabinet a lui aussi quitté le navire.

Le Journal de Montréal a également rapporté que, depuis 2015, huit employés, dont six fonctionnaires occupant des postes stratégiques, ont quitté leur poste à la Ville.

Le maire Leduc s'était aussi attiré des critiques lorsqu'il avait été rapporté que son beau-fils, Alexandre Plante, touchait un salaire deux fois plus élevé que celui de tous les autres conseillers de la Ville.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos