Kathryne Lamontagne
Agence QMI

Lac-Mégantic: nouveau pôle commercial à l'automne

Estrie - Lac-Mégantic: nouveau pôle commercial à l'automne

La zone sinistrée de Lac-Mégantic.Photo Mathieu Dugas / Agence QMI


Kathryne Lamontagne

LAC-MÉGANTIC - Les commerçants de Lac-Mégantic pourraient bien avoir pignon sur rue aussi «rapidement» que cet automne, selon le président de la Chambre de commerce.

C'est ce qu'a confié au mercredi Pascal Hallé, quelques minutes avant de prendre part à une seconde rencontre d'information entre la ville et les gens d'affaires concernant la vision d'avenir de ce nouveau secteur commercial. Tous travaillent d'arrache-pied pour redonner aux citoyens et aux gens d'affaires leurs commerces.

«Depuis le tout début, on espérait un mois d'octobre, a-t-il expliqué. Que les gens soient prêts à recevoir la clientèle pour la période des Fêtes. Que les constructions soient faites avant la période hivernale, avant le gel. Octobre reste notre objectif. Et il reste l'objectif convoité par la ville de Lac-Mégantic aussi.»

Prolongement

Ce nouveau pôle commercial s'installerait derrière le stationnement annexé au Centre sportif, à proximité de la zone sinistrée. Pour y parvenir, la rue Papineau pourrait être prolongée et devenir, ainsi, une nouvelle artère importante du centre-ville.

«C'est une zone atteinte, mais qui est plus facile à régler disons. Il y aurait des solutions assez simples pour réaménager ce secteur-là. Mais il y a un travail d'infrastructures à faire », a expliqué M. Hallé. Déjà, la Ville travaille à une manière d'y aménager les services municipaux nécessaires, confirmait mardi la mairesse, Colette Roy-Laroche.

Raccorder Fatima

Ce nouveau secteur devra aussi être raccordé à Fatima, région plutôt déserte depuis la tragédie ferroviaire qui a coupé la ville en deux. «Ils sont complètement isolés. Autant la communauté que les gens d'affaires. Ça devient une problématique financière importante pour les commerces. À cause de la coupure, ils perdent énormément d'achalandage», a-t-il ajouté.

Reste à voir comment ce lien pourra se faire. L'idée d'un pont avait notamment été lancée. «Je sais qu'au début de la semaine, le ministère de l'Environnement était à faire des vérifications au niveau de la rivière Chaudière pour évaluer la faisabilité du projet», a affirmé le président de la Chambre de commerce.

Question financière

La grande question qui demeure est évidemment financière. Certains entrepreneurs ont des commerces quasi-intacts dans la zone contaminée, qu'ils pourront probablement réintégrer au cours des prochaines années. Que faire alors? Bâtir un autre commerce en attendant? Mais qui paiera pour assumer les frais de ces bâtiments, alors qu'un seul n'est actif? Et quels seront les gestes à poser une fois la décontamination terminée?

«Ça prend des réponses financières. Quelle est la prise de responsabilité envers les bâtiments qui restent dans le centre-ville? C'est la grande question à laquelle on n'a pas de réponse. Mais on doit continuer d'avancer même sans ces réponses», a souligné M. Hallé, qui ne cache pas l'inquiétude qui monte chez ses membres, face à cette situation.



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