«Trouver des solutions» - Jacques Léonard

Dernière mise à jour: 24-01-2013 | 17h29

MONTRÉAL - L'ancien ministre péquiste, Jacques Léonard, présidera le comité sur l'octroi des contrats municipaux par la Ville de Montréal, a annoncé jeudi le maire Michael Applebaum.

Jacques Léonard a été ministre dans les gouvernements de René Lévesque dans les années 1970 et 1980, ainsi que sous Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.

Cette nouvelle initiative du maire de Montréal survient deux semaines après la mise sur pied de l'EPIM, l'Escouade de protection de l'intégrité municipale.

«Notre objectif n'est pas de fouiller le passé à la recherche des criminels, mais bien de trouver des solutions à la lutte contre la corruption et la collusion», a dit M. Léonard relativement à la mission du comité-conseil.

Il a d'ailleurs précisé avoir vu des tentatives de corruption dans son parcours politique, sujet sur lequel il n'a pas voulu s'étendre.

«On pourrait dire que j'en ai été témoin, oui, mais ce n'est jamais aussi évident que ça, a-t-il indiqué, laconique. Je ne veux pas aller plus loin là-dessus.»

Mis à part une rencontre avec les divers directeurs des multiples départements de la Ville, le président est resté vague quant aux orientations que prendra son travail.

Il devra émettre des recommandations au maire de Montréal dès le 15 avril, pour rédiger son rapport final en juin 2013, moment où le comité-conseil sera dissous.

Cette nomination a été saluée par le ministre responsable de Montréal, Jean-François Lisée et celui des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

«M. Léonard a toutes les qualités requises pour mener à bien les travaux de ce comité, ont-ils déclaré par communiqué. Son expérience acquise aux postes de président du Conseil du trésor et de ministre de plusieurs portefeuilles du gouvernement du Québec, entre 1976 et 2001, dont celui des Affaires municipales, est un atout pour la Ville de Montréal.»

Aucun élu

Les partis d'opposition ont été surpris d'apprendre que sur les 10 personnes siégeant au comité, aucune n'a été élue par la population.

«Il est impensable qu'un comité responsable de faire des recommandations sur le système de gouvernance montréalais n'inclue pas des élus, qui sont partie prenante du processus décisionnel», a réagi Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal.

Louise Harel a reproché également au comité de n'avoir les coudées franches que sur les contrats de la ville centre, et non sur les centaines de millions de dollars gérés par les arrondissements.

«Nous déposerons en ce sens une motion à la séance du conseil», a promis la chef de Vision Montréal.

Les élus se rencontreront lundi prochain.



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