Applebaum se défend d'avoir des liens avec la mafia


Étienne Laberge

Dernière mise à jour: 15-01-2013 | 15h54

MONTRÉAL - Pour la deuxième fois en autant de jours, le maire de Montréal, Michael Applebaum, a dû se défendre d'avoir eu des liens avec la mafia.

Le maire admet avoir croisé des gens douteux dans le domaine de la construction ou certains promoteurs immobiliers, notamment en 2003 dans un restaurant d'un proche du clan Rizzuto.

«Quand j'ai été à cette activité de financement, je ne faisais pas partie du comité exécutif, mais je le répète, j'ai respecté toutes les règles», s'est-il emporté.

Il soutient ne jamais avoir cherché à entretenir des relations avec le monde interlope ni avoir monnayé ses services d'élus.

«Aussitôt que la police m'a dit de ne plus aller à un endroit, je n'y ai plus jamais remis les pieds», s'est-il défendu devant la presse.

Il y a quelques jours, Michael Applebaum avait nié avoir servi de courtier immobilier pour Tony Magi, un promoteur et entrepreneur en construction qui a été accusé en septembre 2010 de possession d'arme à feu prohibée. Plus tôt, en 2008, Magi avait survécu miraculeusement à une fusillade dans Notre-Dame-de-Grâce.

Il a prié les journalistes d'éviter les liens trop faciles.

«Si je vais en cinéma en fin de semaine et qu'un membre de la mafia me salue, vous allez dire que Michael Applebaum a mangé du popcorn avec lui et que le maire entretient des liens», a-t-il ironisé.

Le chef de la deuxième opposition, Richard Bergeron, a ajouté qu'il était normal que les médias ou même les enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption questionnent le maire sur l'attribution de contrat.

Il se dit toutefois inquiet de la place qu'occupe de nouveau Montréal dans les médias, alléguant que la situation s'était adoucie depuis le départ de Gérald Tremblay.


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