Pascal Bérubé: vers «un choix audacieux» pour le stade

Le ministre délégué au Tourisme Pascal Bérubé a accueilli favorablement les recommandations du rapport Bissonnette sur l'avenir des installations olympiques dans la métropole.

En décembre, le Comité-conseil sur l'avenir du Parc olympique, présidé par Lise Bissonnette, présentait son rapport dans lequel il concluait, entre autres, qu'il était temps que plus de pouvoirs soient accordés à la Régie des installations olympiques.

«Ce que le rapport Bissonnette vient dire, c'est "on a quelque chose qui a une valeur inestimable pour les Québécois, en matière de potentiel sportif et culturel également. Alors, on va le mettre en valeur"», a déclaré le ministre Bérubé en entrevue à TVA Nouvelles.

L'homme, également député de Matane-Matapédia, n'entend pas répéter les erreurs du passé et estime que le choix qu'il fera sera «audacieux» et «ne coûtera pas les yeux de la tête aux Québécois».

«Je pense qu'en 2013, je serai en mesure de présenter un projet emballant à mes collègues, a-t-il assuré. Et la décision qu'on va prendre, quand on en prendra une, ça sera la bonne, et ce, pour des années.»

M. Bérubé a profité de cette entrevue pour dévoiler les grandes lignes de sa stratégie touristique. Il doit d'ailleurs rendre public son plan d'action en février prochain, qui mettra l'accent sur les activités hivernales, une spécificité du Québec.

À cet effet, depuis l'automne dernier, Tourisme Québec a lancé une importante offensive en France. Une publicité vantant les «grands espaces québécois» est diffusée dans quelque 250 cinémas parisiens.

Québec souhaite également miser sur la route fluviale. «La stratégie des croisières fonctionne, a dit le ministre. On a neuf escales qui permettent de faire découvrir le Québec par l'entremise du fleuve. C'est une autre perspective, c'est extrêmement prometteur.»

Par ailleurs, fort déçu de la décision du transporteur Air Canada de ne pas offrir de nouvelles liaisons entre Montréal et l'Asie, Pascal Bérubé souhaite lui forcer la main.

«Ce sont des clientèles extrêmement importantes, émergentes, qui ont de l'argent, et si on veut qu'elles viennent ici, ça prend des vols directs, a-t-il dit. On ne veut pas qu'ils passent par Toronto!»

Le ministre s'est d'autre part montré optimiste et croit qu'il en viendra à une entente avec la F1 pour la tenue de l'événement à Montréal jusqu'en 2024.

Enfin, il espère hausser l'achalandage touristique de 5% par année jusqu'en 2020. Remporter ce pari représenterait des retombées économiques évaluées à 7 milliards $ supplémentaires.


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