Québec, un cas d'espèce selon Labeaume

Légionellose

Le maire Regis Labeaume. Photo Simon Clark / Agence QMI

QUÉBEC - La crise de la légionellose a forcé la Ville de Québec et les autorités sanitaires à improviser, selon le maire Régis Labeaume.

Réagissant à la publication du rapport de la Direction régionale de la santé publique sur l'éclosion de légionellose qui a affecté 180 personnes et fait 13 victimes, le maire Labeaume a déploré le manque général de connaissances sur la légionellose et sur sa propagation. Au point où, selon lui, la crise de Québec est un cas d'espèce.

«La connaissance, dans le monde, est quasi inexistante. Moi, je pense que Québec est un cas d'espèce parce que, pendant toutes ces semaines-là, on a stressé comme des fous avec ça. La Direction de la santé publique a tenté de comprendre ce qui en était. Les exemples, dans le monde, sont rares. Donc, le premier problème, le rapport de la DRSP le dit, c'est qu'il faut développer la connaissance.»

Des surprises

LA DRSP a finalement désigné la tour de refroidissement du Complexe Jacques-Cartier comme étant à la source de la contamination, parce que la souche de bactérie qu'on y a trouvée était la même que celle qui avait frappé les personnes malades.

Mais la campagne d'inspection et de prélèvements a permis de constater qu'une trentaine de tours de refroidissement affichaient des taux dangereux de légionelle d'une autre souche, moins agressive.

La tour de l'hôtel de ville de Québec, qu'on croyait convenablement entretenue, détenait le record, avec un taux de 6 800 000 bactéries par litre. Sitôt l'information connue, la tour a été fermée. Elle sera remplacée le printemps prochain.


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