Vers une rencontre d'urgence?

Neptune

 Photo archives / Agence QMI

Dernière mise à jour: 17-11-2012 | 19h43

La direction de l'usine de Neptune Technologies et Bioressources, à Sherbrooke, prévoit rencontrer des représentants du ministère de l'Environnement en début de semaine au sujet d'un avis de non-conformité qu'elle a reçu vendredi.

Une source bien informée du dossier a confirmé à l'Agence QMI, samedi, que Neptune était entrée en contact avec le ministère en fin de journée vendredi et qu'une rencontre doit avoir lieu le plus rapidement possible afin «d'éclaircir les documents qui ont été reçus».

Vendredi, l'Agence QMI a appris qu'un avis de non-conformité qui fait état de deux manquements à la loi a été envoyé à Neptune, notamment pour ne pas avoir respecté la quantité maximale d'entreposage d'acétone, un solvant chimique.

En effet, d'après un certificat d'autorisation émis en 2002, Neptune pouvait entreposer jusqu'à 33 000 litres d'acétone à l'extérieur de son usine de Sherbrooke et 6000 litres à l'intérieur. Toutefois, l'usine avait un espace d'entreposage pouvant contenir jusqu'à 92 000 litres d'acétone selon le ministère, qui a effectué des vérifications après l'explosion du 8 novembre.

L'explosion à l'usine de Neptune, dans laquelle trois personnes sont mortes et une vingtaine d'autres blessées, est attribuable à la déflagration d'un réservoir contenant plus de 15 000 litres d'acétone.

L'avis envoyé à Neptune fait état d'un second manquement à la loi, soit d'avoir agrandi l'usine sans avoir obtenu préalablement un certificat d'autorisation.

Vendredi, le ministère a indiqué qu'il examinait le dossier afin de déterminer quels recours juridiques pourraient être entrepris contre la compagnie.

L'Agence QMI a appris que Neptune devrait commenter le contenu de l'avis de non-conformité après la rencontre avec le ministère.


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