MALARTIC – La Corporation Minière Osisko a procédé samedi à un sautage exceptionnel de 940 000 tonnes de minerai à sa mine Canadian Malartic, en Abitibi-Témiscamingue.
À 11h, un premier sautage de 15 secondes s’est fait entendre. La terre a légèrement tremblé et un nuage de fumée orangé a été aperçu au-dessus de la fosse où se déroulait la manœuvre.
Une vingtaine de minutes plus tard, l’entreprise a procédé à un second sautage de 22 secondes.
D’une plus grande amplitude que le premier, ce dynamitage a projeté quelques débris à la surface de la terre. Ceux-ci n’ont toutefois pas dépassé le périmètre de sécurité érigé par l’entreprise.
Des agents de la Sûreté du Québec, des pompiers et une centaine d’employés d’Osisko étaient déployés dans les rues de Malartic pour l’application des périmètres de sécurité.
Jeudi, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs avait donné le feu vert à l’entreprise pour qu’elle procède ce week-end à ce sautage exceptionnel, qui devait à l'origine durer 37 secondes. On a finalement décidé de le scinder en deux.
La minière affirmait n’avoir d’autres choix que de recourir à un aussi gros sautage afin de défoncer d'anciennes galeries souterraines. Environ 25 000 kilos d'explosifs ont été utilisés pour faire sauter une montagne de 100 mètres par 250 mètres.
Samedi, une équipe d’experts du ministère du Développement durable et de l’Environnement était sur place afin de procéder aux vérifications nécessaires.
Le sautage devait se tenir avant la date de péremption des explosifs, soit le 28 octobre. Habituellement, les sautages à la mine Osisko durent environ 6 secondes.
L'opération divisait Malartic, une ville de 3500 habitants. Beaucoup de gens craignaient que l'explosion endommage les maisons. La formation d’un nuage orange de gaz toxique préoccupait aussi les résidents de l’endroit.