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Québec | Marché Jean-Talon

Saisie de marchandise contrefaite

Agence QMI 
Nicolas Saillant
30/09/2012 21h49 

 
 
Québec | Marché Jean-Talon - Saisie de marchandise contrefaite
Marché aux puces Jean-Talon  
Photo Karl Tremblay/ Agence QMI

QUÉBEC - Plusieurs commerçants du Marché aux puces Jean-Talon à Québec se sont fait saisir vendredi de la marchandise contrefaite lors d'une perquisition conjointe de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de la police de Québec.

Près d'une dizaine de commerçants ont reçu vendredi la visite des policiers afin de vérifier leur marchandise, qu'ils soupçonnaient contrefaite. Après analyse, les enquêteurs sont repartis avec des centaines d'articles jugés être des copies de marques prestigieuses. Aucune arrestation et aucun bilan n'ont toutefois été faits par la Gendarmerie royale du Canada, qui dirige l'enquête.

Un commerçant rencontré sur place vendredi a affirmé s'être fait saisir entre 3000 $ et 4000 $ de marchandises à la suite de l'intervention de la GRC.

«On ferme les livres, a-t-il dit, frustré. Elle (la propriétaire) a payé son stock légalement, ce n'est pas du stock volé. On avertit les gens que ce sont des copies», a dit l'homme qui a voulu garder l'anonymat.

«Des chandails de Metallica, on vend ça 20 $, pas 60 $, et il y a du stock saisi qui n'était même pas contrefait», a-t-il affirmé, vraisemblablement en colère contre les policiers.

Kiosque de chaussures

Louis Roy, voisin de table d'un des commerçants épinglés, a indiqué que son collègue vendait des espadrilles de sport depuis près de trois ans. «Il avait tout un beau kiosque», a expliqué le vendeur d'outils.

«Il vendait des espadrilles achetées en Chine [...] Il roulait en titi, il avait de bons prix», a ajouté M. Roy, déçu pour son ancien voisin. Le kiosque a complètement été défait après la perquisition pour faire place à de simples tables en bois, vides.

L'administration se défend

Le directeur du Marché aux puces, Patrick Lessard, a affirmé de son côté regretter les événements. «L'administration n'est aucunement liée et ne cautionne ces gestes d'aucune façon», a-t-il dit.

L'administrateur se défend d'ailleurs de laisser les commerçants vendre de la marchandise contrefaite à l'intérieur de son établissement sans exercer de surveillance. «Je suis le locateur, pas un vendeur. On ne fait aucune vente au détail, a déclaré M. Lessard. La ligne est mince pour nous. Comment savoir si c'est une copie?»

La GRC doit faire lundi le bilan de la marchandise saisie, après avoir analysé le matériel pour s'assurer de la provenance des copies.

Selon le porte-parole de la GRC, Luc Thibault, les commerçants pourraient être accusés en vertu de la Loi sur les droits d'auteur ainsi que de contrefaçon.



 
 


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