VICTORIAVILLE - La Sûreté du Québec avait pris les grands moyens pour faire face aux protestataires en marge du rassemblement des jeunes libéraux à Victoriaville, samedi, mais cela a été inutile puisque seulement une quinzaine manifestants étaient sur place.
Des barrages policiers avaient été érigés à chacun des deux feux de circulation qui mènent à l'hôtel où avait lieu l'événement des libéraux. On comptait à l'extérieur quelques dizaines d'agents en uniforme qui provenaient de partout au Québec. À l'intérieur, de nombreux en civil surveillaient les allées et venues. Une quarantaine de policiers de la brigade antiémeutes ont occupé un local au sous-sol.
Des clôtures antiémeutes enchaînées et cadenassées à des blocs de béton avaient été placées autour du centre des congrès.
Les autorités avaient été échaudées par la manifestation du 4 mai dernier lors du congrès du Parti libéral qui avait tourné à l'émeute, faisant une dizaine de blessés et une centaine d'arrestations.
La poignée de manifestants de samedi avait des revendications variées : les droits de scolarité, bien sûr, la vente des ressources naturelles à des entreprises privées, l'aménagement de parcs d'éoliennes en milieu habité et la répression policière.
Carole Dion, une manifestante de Sainte-Françoise dans le comté de Lotbinière, en avait contre le gouvernement Charest. «Quand on parle de la belle famille libérale, je trouve ça hypocrite, manipulateur et, en plus, ils tapent sur les jeunes», a-t-elle dit.
Une page Facebook du nom de «Les Théoriciens» invitait les manifestants à venir à Victoriaville, mais le message n'a visiblement pas fait fureur.