Agence QMI

Bref retour des tentes au square Victoria

«Occupons la Nuit blanche» - Bref retour des tentes au square Victoria

Déterminés à passer la nuit sur le site, les manifestants sont arrivés en début de soirée, installant au moins deux tentes. © Ian Gauthier / Agence QMI

MONTRÉAL- Une trentaine de personnes ont planté des tentes au square Victoria, samedi soir, à Montréal, dans le cadre d'«Occupons la Nuit blanche», où l'objectif était de dénoncer certains agissements d'Hydro-Québec, principal commanditaire de la soirée.

Associés au mouvement «Occupons Montréal», déterminés à passer la nuit sur le site, les manifestants sont arrivés en début de soirée, installant au moins deux tentes. Quelques-uns d'entre eux ont ensuite tenu des discours dénonçant certains agissements d'Hydro-Québec, notamment dans le dossier des compteurs intelligents ou du projet de complexe hydroélectrique sur la rivière Romaine.

«Hydro-Québec se retrouve de plus en plus en souvent en opposition avec la population, a indiqué Adam, un membre d'“Occupons Montréal” rencontré sur les lieux. Qu'ils viennent commanditer, c'est bien beau, mais c'est aussi une opportunité de parler de ces enjeux. Le projet de la Romaine fait peur à plusieurs, les gens crient au secours pour ça, mais Hydro et les gouvernements n'écoutent pas.»

Les manifestants n'avaient pas l'intention de rester sur les lieux plusieurs jours, en plein hiver, mais ce n'est que partie remise.

«Ce soir, c'est très temporaire, mais au printemps, c'est sûr qu'il va y avoir de l'action, a ajouté Adam. On est en période d'organisation, il y a des réunions de structuration. C'est certain qu'il va y avoir des occupations ce printemps. On ne vise pas à recréer la même chose qu'à l'automne dernier, mais à essayer d'évoluer, pour rejoindre le plus de gens possible.»

Les manifestants ont vite reçu la visite des policiers, qui sont cependant restés en retrait la majorité du temps. Cinq véhicules de police étaient néanmoins visibles aux abords du square Victoria.

«Ils sont venus nous dire que les tentes, c'est inacceptable, que c'est contre la loi d'amener des tentes, a argué le manifestant. Apparemment, la plus grande menace pour la société, maintenant, c'est des tentes.»

«Nous sommes là en surveillance, a pour sa part indiqué Daniel Fortier, porte-parole de la police de Montréal. Tant qu'il n'y a pas de problèmes ou d'incivilité, nous n'interviendrons pas», a-t-il ajouté, en précisant qu'il n'y avait pas de problème à ce que les manifestants restent sur les lieux toute la nuit.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos