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Autisme

Des activités menacées de disparaître faute de financement

Agence QMI  Marie-Renée Bougie-Lemieux
21/01/2012 15h44 

Autisme - Des activités menacées de disparaître faute de financement
François Barrette et ses enfants Thierry et Noémie participent depuis un an aux activités organisées par Monique Éthier pour les enfants autistes. 
© FRANÇOIS LARIVIÈRE / L'INFORMATION DE SAINTE-JULIE / AGENCE QMI

SAINTE-JULIE – « Des parents me disent que grâce à mon centre, leur fille autiste fréquente maintenant une classe régulière! » s'est exclamée Monique Éthier, visiblement émue de voir l'impact qu'a l'activité physique sur le développement des enfants autistes.

Depuis plus de deux ans, une fois par semaine, cette grand-mère loue le centre sportif et la piscine municipale de Sainte-Julie pour les enfants de la région aux prises avec des troubles envahissants du développement (TED).

Une cinquantaine d'enfants peuvent ainsi, gratuitement, effectuer des parcours sensoriels, jouer au soccer en petits groupes ou s'amuser avec des ballons. Des activités qui pourraient disparaître, faute de financement.

«C'est une mission, pour moi. J'ai toujours été entourée d'enfants, puisque j'ai longtemps géré les gymnases des écoles de Sainte-Julie», a-t-elle confié.

Ce projet, celle qui se fait appeler «tante Monique» le porte à bout de bras depuis le tout début. «Ça coûte 25 000$ par année louer les locaux et engager le personnel pour que les jeunes puissent se développer», a affirmé Mme Éthier, qui s'est organisée avec les dons reçus jusqu'à présent. Plusieurs jeux spécifiques au développement des enfants TED ont été achetés avec cet argent depuis le début du projet.

Appui politique

La députée de Marguerite-d'Youville, Monique Richard, soutient le projet de Monique Éthier depuis les débuts. En octobre dernier, la députée a envoyé à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, une lettre lui demandant de répondre favorablement à la demande d'aide financière formulée par Monique Éthier, via sa Fondation du Centre sportif de la Vallée-du-Richelieu.

Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, et plusieurs autres députés de la Montérégie ont également signé la lettre.

«Je crois que l'État devrait contribuer, a indiqué Mme Richard. Le gouvernement a une responsabilité sociale envers les familles qui ont un enfant autiste. C'est facile pour la ministre de donner 20 000 $ à une cause qui touche autant de personnes.» Pour l'instant, Mme Éthier est toujours sans réponse de la ministre Beauchamp.

Des parents qui y croient

«C'est son activité préférée, aller au centre sportif, a raconté Rhéo Lalancette, de Sainte-Julie. Nous avons arrêté pendant trois semaines, puisque c'était fermé durant le temps des Fêtes, et Gabriel me demandait de venir tous les dimanches.» Le centre sportif est devenu la seconde maison de Gabriel, qui se sent mieux dans des endroits aérés où le bruit est diffus.

Selon M. Lalancette, participer à ces activités a aidé son fils très anxieux à développer une plus grande confiance en lui. «Ce serait triste si les services devaient cesser», a-t-il dit.

La famille de François Barrette et Mylène Thériault, de Sainte-Julie, abonde dans le même sens. «C'est un moment de répit. C'est dur de trouver des activités structurées pour Thierry. Nous venons avec sa jeune sœur, Noémie, qui s'amuse autant que son frère», a confié M. Barrette.

Annick Le Beau, psychologue au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) de la Montérégie-Est, a salué l'initiative de Monique Éthier.

«Toutes les familles doivent avoir des activités de loisirs, a-t-elle affirmé. Ça permet d'élargir le monde de l'enfant, de l'exposer à autre chose. Ça lui permet d'évoluer. C'est sûr que de permettre à un enfant de bouger, c'est toujours positif.»



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