MONTRÉAL - Le défilé haut en couleur de la Fierté Montréal a rassemblé des milliers de personnes, dimanche après-midi, afin de promouvoir le respect de la diversité.
Tout au long du parcours sur le boulevard René-Lévesque, des centaines de drapeaux arc-en-ciel de la fierté flottaient au vent, parmi les quelque 140 000 spectateurs attendus sur place.
Plusieurs participants arboraient des costumes extravagants, certains d’aspect futuriste en accord avec le thème de l’Odyssée du futur. Plumes, couleurs et maquillage étaient au rendez-vous.
Ils étaient nombreux à se trémousser au son de Born this way, de Lady Gaga ou encore de We are family du groupe Sister Sledge.
Julie Bernard portait une affiche déclarant d’un côté « Être trans n’est pas un choix », puis de l’autre, «Je ne suis pas gai, je suis une femme». Elle dit participer au défilé pour faire valoir ses droits. «Si on ne fait pas ça, la société ne va pas évoluer», a-t-elle précisé.
Quant à lui, Denis, 59 ans, a marché pour la première fois au défilé. «Je suis toujours dans le placard… sauf aujourd’hui», a-t-il lancé.
Cette année, le défilé comprenait 97 groupes de marcheurs, soit 15 % de plus que l’an dernier. Le nombre de participants est passé, quant à lui, de 1500 à 2500.
Lise Rusnack assiste à l’événement qu’elle considère «animé et joyeux» depuis une quinzaine d’années. Elle regrette toutefois que le défilé soit moins flamboyant qu’auparavant.
Un défilé toujours pertinent, malgré les années
Malgré les avancées dans la lutte à l’homophobie, le défilé demeure tout à fait pertinent pour ses organisateurs.
«Nous marchons aujourd’hui parce que nous avons encore des pas à faire en tant que société, a lancé le président des Célébrations de la fierté, Éric Pineault. On demande de passer de la tolérance à l’acceptation.»
Une brochette de politiciens sont d’ailleurs venus montrer leur support: Gérald Tremblay, Thomas Mulcair, Jean-Marc Fournier et Bob Rae.
Le défilé est important afin de «faire reconnaître les différences et reculer les préjugés», a souligné Pauline Marois, chef du Parti québécois.