Mélanie Colleu
Agence QMI

Manifestation contre les idées du Réseau Liberté-Québec

Montréal - Manifestation contre les idées du Réseau Liberté-Québec

Richard LeHir, président du Rassemblement pour l'indépendence Nationale, parle devant les manifestants qui s'opposent aux visions de droite du RLQ, le 16 avril 2011.© Agence QMI / Luc Cinq-Mars


Mélanie Colleu

MONTRÉAL – Alors que le Réseau Liberté-Québec (RLQ) se réunissait samedi à l’hôtel Bonaventure de Montréal, deux manifestations se sont succédé afin de dénoncer les positions «radicales» de l’organisme.

Une soixantaine de personnes se sont tout d’abord rassemblées à l’angle des rues de la Gauchetière Ouest et Mansfield, jusqu’à midi. Pancartes provocantes et ironiques en mains, ils ont organisé une «manif de droite».

«Soyons réalistes, vive le capitaliste», «Sans-abri, rentrez chez vous» ou encore «Les idiots à vélo, laissez-moi mon auto» pouvait-on lire sur leurs banderoles.

«On exagère, mais on sait qu’on n’est vraiment pas loin de la vérité. Par exemple, certaines personnes dans les rangs du RLQ ne prennent pas au sérieux les changements climatiques», a indiqué Anne-Marie Provost, l’organisatrice de cette manifestation, dénonçant du même coup le soutien d’Éric Duhaime, cofondateur du RLQ, envers Tony Accurso.

«Les solutions sont à gauche»

Le Collectif contre la droite radicale, composé de plusieurs organisations syndicales, a ensuite pris le relais.

Reprochant la trop grande visibilité du RLQ dans les médias, à l’image de la chronique d’Éric Duhaime dans le Journal de Montréal, Julien Daigneault, porte-parole du Collectif, a déclaré vouloir participer au débat gauche/droite que le RLQ souhaite instaurer. «On veut entrer dans cet affrontement en y opposant un autre discours que leurs positions néoconservatrices», a-t-il indiqué.

«Le RLQ est dangereux, il s’attaque aux acquis sociaux de la population. Leurs solutions vont seulement dans l’intérêt des élites», a-t-il ajouté.

«Nous sommes ici pour dénoncer l’extrême droite montante du Québec et leur lecture complètement déconnectée de la réalité. Nous sommes présentement au bord du précipice. Avec les mesures du RLQ, on fait un pas en avant et on tombe. Vu la conjoncture actuelle, les solutions sont à gauche», a renchéri Richard LeHir, président du rassemblement pour l’indépendance nationale, ancien député et ministre du Parti québécois.

Réaction du RLQ

Rencontré par 24 Heures, Éric Duhaime a réaffirmé que le but du RLQ n’était pas de devenir un parti politique, mais d’influencer. «On pense qu’au Québec, l’échiquier est trop à gauche. Si on tire les partis un peu plus vers la droite, on pourra dire mission accomplie», a-t-il déclaré.

«Nous sommes une pépinière pour tous les partis politiques qui en ont assez du modèle de l’État providence», a-t-il ajouté.

«À Montréal, il est temps d’avoir de vrais débats gauche/droite. À cause de la situation linguistique et de la présence de certaines communautés, la situation n’évolue pas. On a l’impression que la gauche québécoise vieillit mal. Surtout la gauche souverainiste», a-t-il soulevé. Enfin, il a déploré la présence des manifestants. «C’est triste les personnes qui veulent empêcher les débats. La démocratie, ce n’est pas seulement de permettre aux gens qui pensent comme nous de se rassembler», a-t-il conclu.



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