Héloïse Archambault
Journal de Montréal

Le salaire des cadres choque Bonnardel

Héloïse Archambault

La hausse du nombre de cadres dans le réseau de la santé du Québec est «inconcevable» et démontre l'échec du système, dénonce le député adéquiste François Bonnardel.

«C'est épouvantable, réagit le député de l'ADQ dans Shefford. Nous avons une bureaucratie monstre.»

Hier, le Journal dévoilait que la masse salariale du personnel-cadre des établissements de santé du Québec a atteint le plateau du milliard de dollars en 2010- 2011. Il s'agit d'une hausse de 29 % depuis cinq ans.

En 2010-2011, 14 374 personnes ont occupé un poste de cadre dans la province et étaient éligibles à un boni. Certains ont pris leur retraite ou ont changé de poste en cours d'année.

Le ministère de la Santé parle donc de 11 767 gestionnaires en équivalent temps complet (ETC). L'année précédente, ils étaient 11 605 ETC.

Trop de gestion

Par ailleurs, plusieurs d'entre eux n'ont pas de contacts directs avec les patients.

«Il y a définitivement trop de cadres, croit aussi le président de la Coalition des médecins pour la justice sociale, le Dr Paul Saba. On le voit partout, il y a des gestionnaires pour gérer des gestionnaires. L'argent devrait plutôt être investi dans les soins aux patients.»

Une opinion que partage François Bonnardel.

«C'est un constat d'échec. Les gens n'ont pas de médecin de famille et doivent attendre des heures à l'urgence, dit-il. Les résultats ne sont pas là pour les patients.»

Une situation «acceptable»

De son côté, l'Association des gestionnaires des établissements de santé et de services sociaux du Québec souligne que la hausse a suivi la progression du nombre de syndiqués.

«Tant que notre hausse suit celle des employés, c'est une situation acceptable, explique le président-directeur général François Jean. On ne crée pas des postes pour rien.»



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