Emmanuel Delacour\Agence QMI
Agence QMI

Des inégalités sociales dans le taux de mortalité des Montréalais

Santé - Des inégalités sociales dans le taux de mortalité des Montréalais

Le document, intitulé « Les inégalités sociales de santé à Montréal », révèle qu’il y a d’importantes différences au plan de la santé et de la mortalité entre les territoires de l’île de Montréal.© Agence QMI


Emmanuel Delacour\Agence QMI

MONTRÉAL - Bien que le taux global de mortalité des Montréalais ait connu une baisse significative depuis les 20 dernières années, les écarts de santé entre les riches et les pauvres persistent encore, selon le rapport pour l’année 2011 de la Direction de la santé publique de Montréal, rendu public lundi.

Le document, intitulé « Les inégalités sociales de santé à Montréal », révèle qu’il y a d’importantes différences au plan de la santé et de la mortalité entre les territoires de l’île de Montréal.

L’expression « inégalités sociales de santé » réfère aux écarts de santé systématiques entre les individus selon leur classe sociale. Cela se traduit notamment par des écarts dans le poids des bébés à la naissance, les taux d’incidence et de prévalence des maladies et les risques de mortalité qui leur sont associés.

Dans l’ensemble, l’espérance de vie des Montréalais a augmenté au cours des dernières décennies, mais les personnes aisées demeurent avantagées, puisque près de six années séparent encore l’espérance de vie des hommes pauvres de celle des hommes riches.

Les écarts dans les taux de mortalité sont particulièrement prononcés dans les cas de cancers du poumon, de suicides, et pour les problèmes associés à l’alcool et aux maladies de l’appareil respiratoire.

« Qu’on prenne en considération l’espérance de vie, les incapacités ou les écarts des taux de mortalité, toutes ces données prouvent que les inégalités sociales de santé rendent malade et tuent », a souligné la Dre Marie-France Raynault, auteure principale du rapport.

Recommandations

Après avoir, il y a 13 ans, publié un premier rapport annuel sur la santé de la population montréalaise, le directeur de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, le Dr Richard Lessard, fait le constat d’efforts louables de la part des paliers de gouvernement, ajoutant cependant un bémol.

« La situation à Montréal est plutôt favorable comparativement aux autres grandes villes canadiennes. <

Toutefois, il est possible de faire plus et c’est pourquoi je sollicite tous les gouvernements responsables de grandes politiques de protection sociale. J’invite aussi les villes de l’île de Montréal à mieux coordonner leurs actions avec celles de la Direction de la santé publique (DSP) », a mentionné le Dr Lessard.

Parmi les principales recommandations du rapport de la DSP, on suggère d’améliorer les revenus des plus pauvres en permettant qu’ils se rapprochent à la mesure du panier de consommation, qui calcule les coûts minimaux d’alimentation et logement selon la taille du foyer.

Il est aussi recommandé d’accroître l’accessibilité aux CPE dans les quartiers démunis, d’améliorer le financement du logement social et communautaire, de maintenir et développer le système public de soins de santé et de développer des services adaptés pour mieux intégrer les immigrants.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos