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Brian Gallant demeure premier ministre du Nouveau-Brunswick

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Brian GallantPHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

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FREDERICTON - Le premier ministre sortant du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a affirmé mardi avoir obtenu la permission de la lieutenante-gouverneure pour pouvoir continuer à gouverner la province «pour le moment», même si son parti a remporté un siège de moins que les conservateurs lundi soir.

Les libéraux ont terminé la soirée électorale avec 21 sièges, contre 22 pour les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs. Par contre, les troupes de Brian Gallant ont remporté le vote populaire avec 37,8 % des votes, contre 31,9 % pour les conservateurs.

Brian Gallant n'avait toutefois pas l'intention de concéder la victoire aux conservateurs mardi. «Nous formons toujours le gouvernement et je suis toujours le premier ministre tant que je n'ai pas perdu la confiance de l'Assemblée législative», a-t-il affirmé lors d'un point de presse après avoir obtenu la permission de la lieutenante-gouverneure Jocelyne Roy-Vienneau de conserver son poste, pour le moment.

Cela dit, M. Gallant devra s'efforcer de convaincre les élus que son parti peut diriger la province. Pour ce faire, il devra vraisemblablement s'entendre avec le Parti vert ou l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, qui ont chacun remporté la victoire dans trois circonscriptions.

«Nous avons gagné le vote populaire et nous sommes en position de pouvoir gagner la confiance de l'assemblée si nous pouvons obtenir des appuis lors de certains votes de la part des autres partis», a expliqué M. Gallant, en se gardant d'évoquer une éventuelle alliance formelle avec un autre parti.

Le premier ministre a précisé qu'il compte convoquer les élus à l'Assemblée législative le plus rapidement possible, avant Noël, pour voir s'il peut obtenir leur confiance. Advenant qu'il échoue dans son pari, il a promis de céder sa place à un autre parti ou de déclencher de nouvelles élections générales.

Un acte «désespéré»

Le chef conservateur Blaine Higgs a fustigé son rival en dénonçant une manoeuvre «désespérée» pour s'accrocher au pouvoir. «La bonne chose à faire serait d'admettre "ok, j'ai perdu la confiance de la province" et de se retirer», a évoqué M. Higgs lors d'un point de presse mardi après-midi.

Le chef conservateur ne compte pas tenter de former une alliance pour gouverner la province. «Afin de tenter de repousser l'inévitable, [les libéraux] appellent les gens, ils essaient de les acheter, ils promettent des choses. [...] Je n'ai pas fait d'appels et je n'en ai pas reçu, mais j'imagine que je pouvais m'y attendre, a confié M. Higgs. Nous n'allons pas promettre quoi que ce soit à qui que ce soit pour qu'il rejoigne notre parti.»

Les deux chefs ont, chacun de leur côté, reconnu que les électeurs du Nouveau-Brunswick ont envoyé un message aux deux partis traditionnels en se tournant vers des tiers partis. Tous deux ont reconnu qu'ils devront travailler de concert avec ces nouvelles forces politiques.

Les électeurs du Nouveau-Brunswick se sont dotés lundi soir d'un gouvernement minoritaire pour la première fois depuis un siècle.



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