Patrick Bellerose
Agence QMI

Lisée encore obligé de défendre Michelle Blanc

Lisée encore obligé de défendre Michelle Blanc

Photo d'archives, Dario Ayala / Agence QMI

Patrick Bellerose

En ce jour de Roch Hachana, importante fête juive, Jean-François Lisée a de nouveau été obligé de défendre sa candidate Michelle Blanc pour des propos sur la communauté hassidique tenus il y a 11 ans.

L'organisation juive B'nai Brith a écrit au chef péquiste le 7 septembre dernier pour lui demander le retrait de la candidate du PQ dans Mercier.

Elle lui reproche un texte datant de 2007, intitulé «Suis-je raciste», où Michelle Blanc exprimait son malaise face à la volonté de la communauté hassidique de Montréal de vivre en retrait. «Mes voisins détournent le regard lorsqu'ils me croisent sur le trottoir et ne retourneront jamais mes salutations, signe de tête bye-bye et autres. Ils font comme si je n'existais pas», écrivait-elle notamment au sujet de voisins hassidiques.

«De plus, dans un billet publié en 2011 sur la plateforme de médias sociaux Twitter, Madame Blanc a tweeté outrageusement: ''Merde, j'ai oublié de fêter l'anniversaire de Hitler la semaine dernière!'', écrit le directeur régional de B'nai Brith, Harvey Levine, dans sa lettre. Je ne peux imaginer un instant que ces opinions et attitudes concordent avec les valeurs du Parti Québécois!»

Harvey Levine souligne également les commentaires de la candidate révélés récemment, notamment au sujet d'un employé de Bell Canada d'origine africaine. Michelle Blanc avait souligné qu'elle ne le qualifierait pas de «nègre» et avait demandé qu'il respecte le fait qu'elle soit trans.

Dimanche matin, Jean-François Lisée a défendu la liberté d'expression de sa candidate, sans reprendre ses propos à son compte.

Le chef péquiste a également répondu à la lettre de M. Levine en écrivant : «La citoyenne Michelle Blanc a exercé son droit à la liberté d'expression dans le texte, vieux de 11 ans, auquel vous référez. Ses propos lui appartiennent et nous comprenons que vous ne les accueillez pas positivement. Vous avez le droit d'exprimer votre désaccord et nous défendons ce droit.»

C'est le PQ qui a dévoilé l'existence de la lettre de B'nai Brith dimanche matin. Jean-François Lisée a affirmé avoir agi ainsi parce qu'il craignait que l'organisation ne rende l'information publique juste avant le premier débat de la campagne électorale, prévu le 13 septembre prochain.

Plus de détails suivront.



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