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Légalisation du cannabis: la ministre Lucie Charlebois en appelle aux sénateurs

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MONTRÉAL - Les sénateurs qui siègent à Ottawa doivent faire leur travail jusqu'au bout, a fait savoir la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, à propos du projet de loi sur la légalisation du cannabis.

«Honnêtement, on est dans notre champ de compétence. C'est ce que les Québécois nous ont demandé», a dit la ministre à propos de l'amendement permettant aux provinces d'avoir le pouvoir d'interdire la production à domicile, comme Québec le demande. Elle s'exprimait à LCN, à l'émission de Mario Dumont.

Le gouvernement Trudeau a rejeté 13 des 46 amendements proposés par le Sénat, dont celui qui aurait permis aux provinces d'interdire la culture du cannabis à domicile. Ottawa reste inflexible sur cette question.

Lucie Charlebois dit ne pas adhérer aux arguments du fédéral. «Quand tu pars déjà avec quatre plants à la maison pour deux personnes, honnêtement, c'est trop pour une consommation responsable. On va banaliser le produit. On va risquer d'avoir un autre marché illicite. On va risquer une surconsommation parce que les gens en ayant plus vont consommer peut-être davantage», a-t-elle énuméré.

«Moi ce que les gens m'ont demandé, c'est d'être plus prudents pour le départ, et ensuite la loi va être revue dans trois ans. On pourra voir [à ce moment]», a-t-elle déclaré.

Elle croit que les sénateurs québécois devraient défendre la position du Québec. «Quand on est là pour siéger, il faut faire le travail jusqu'au bout», a-t-elle avancé.

«Je trouve que c'est dommage qu'on n'entende pas les préoccupations du Québec et, d'autre part, qu'on ne respecte pas nos champs de compétence. On ne pourrait pas être plus permissif que le gouvernement fédéral, mais on peut certainement être plus restrictif.»

Dans tous les cas, la ministre Lucie Charlebois a assuré que le gouvernement sera prêt dans trois mois quand la loi fédérale sera en vigueur. «On a déjà des mesures qui sont en marche», a-t-elle souligné.

La ministre admet d'ailleurs qu'il ne faudrait pas revenir au temps de la prohibition avec cette question. Elle en appelle aux élus locaux, qui auront à décider, pour qu'un équilibre soit trouvé. «Ça ne sert à rien d'interdire partout [...] Les élus sont capables d'encadrer au-delà de ce qui a été mis comme norme au gouvernement du Québec.»



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