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Prêts à intérêts élevés: Stéphane Le Bouyonnec rompt ses liens avec Techbanx

Prêts à intérêts élevés: Stéphane Le Bouyonnec rompt ses liens avec Techbanx

PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

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Le président de la CAQ et candidat dans La Prairie aux élections d'octobre, Stéphane Le Bouyonnec, quittera le C.A. et se départira de ses actions dans Techbanx, une entreprise qui effectue des prêts à intérêts élevés en Ontario.

«Mon implication dans cette entreprise n'est plus compatible avec mon rôle de président de la CAQ et de candidat à la prochaine élection au Québec. Techbanx opère en toute légalité dans plusieurs provinces canadiennes et n'a aucune activité au Québec.

Jeudi matin, notre Bureau d'enquête rapportait que M. Le Bouyonnec préside le C.A. d'une entreprise qui fait, en Ontario, ce qu'elle n'a pas le droit de faire au Québec: des prêts privés à 90% d'intérêt et plus.

Le président de la CAQ et candidat dans La Prairie aux élections d'octobre, Stéphane Le Bouyonnec, préside aussi le C.A. d'une entreprise qui fait, en Ontario, ce qu'elle n'a pas le droit de faire au Québec: des prêts privés à 90% d'intérêt et plus.

Dans les autres provinces, les prêteurs privés peuvent exiger des taux d'intérêt annuels dépassant 60%, sous certaines conditions.

En Ontario, iCash, créée par Techbanx, exige toujours le même taux d'intérêt de 15$ par tranche de 100$, peu importe le délai de remboursement du prêt.

Pour obtenir 500$, par exemple, le client paiera 75$ en intérêts, que ce soit pour un remboursement en une semaine, en un mois ou en deux mois.

Calculé sur une base annuelle, le taux d'intérêt annuel varie donc de 90 à 780%, selon le délai que choisit le client pour rembourser son prêt.

Contraire aux valeurs de la CAQ

Le candidat de la CAQ dans La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec, a contrevenu aux valeurs du parti qu'il préside, reconnaît le député caquiste Éric Caire.

«Ce n'est pas les valeurs de la CAQ», a indiqué M. Caire lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

«Là-dessus, on va mettre un bémol. D'abord au Québec, on ne peut pas faire des leçons de morale à personne, a continué M. Caire. On vient d'adopter la législation, l'encre n'est pas séchée encore. Il n'y a pas si longtemps, ç'aurait été légal au Québec aussi.»

«C'est toujours légal en Ontario, a ajouté le député de La Peltrie. Ceci étant dit, M. Le Bouyonnec a déjà annoncé qu'il allait se retirer du conseil d'administration, donc je pense qu'il se conforme à la législation du Québec même si ses activités sont en Ontario.»



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