Patrick Bellerose
Agence QMI

Le PQ veut réduire le financement public des écoles privées

Patrick Bellerose

Les délégués du Parti québécois réunis en congrès ont choisi dimanche de «diminuer de façon significative et graduelle le financement public des écoles privées».

Les sommes économisées seront réinvesties dans le réseau public, poursuit la nouvelle mesure qui sera ajoutée au programme du parti.

Au micro «pour», le délégué de Maisonneuve, Jerry Beaudoin, a tracé un parallèle avec la nationalisation de l'électricité sous Jean Lesage. «On s'est tant battu pour la nationalisation de l'électricité, il faut se battre tout autant pour l'actuel dénationalisation de notre éducation publique», a-t-il lancé aux quelque 1 500 délégués réunis au Palais des congrès de Montréal.

«Une fois pour toute, devenons maîtres chez nous en éducation aussi», a-t-il ajouté.

Au micro «contre», le délégué de Terrebonne, Sébastien Lajoie, a fait valoir des arguments économiques. «Si on baisse de façon significative le financement au privé, ça va coûter plus cher à l'État», a-t-il plaidé, sans réussir à convaincre la salle.

En avril dernier, lorsque Québec solidaire avait proposé de couper le financement de l'école privée, le chef péquiste Jean-François Lisée avait qualifié la proposition de «fausse bonne idée».

Neutralité religieuse

Dans un tout autre dossier, les délégués ont voté dimanche pour «étendre l'exigence de neutralité politique des fonctionnaires de l'État à la neutralité religieuse».

La proposition a été défendue au micro par l'ex-candidate péquiste Louise Mailloux, qui a fait valoir que «les employés devraient ne pas afficher de signes religieux.»

Toujours au micro «pour» la militante pro-laïcité Djemila Benhabib a affirmé que «l'État québécois n'est pas un bar ouvert ou on peut y faire tout ce qu'on veut».

Peu après l'adoption de la proposition, la porte-parole péquiste en matière de laïcité, Agnès Maltais, est venue expliquer aux journalistes que celle-ci ne modifie pas la position adoptée par le caucus en novembre dernier.

En effet, la suite du programme précise que l'interdiction de signes religieux s'appliquerait uniquement aux employés de l'État en situation d'autorité (juges, procureurs, gardiens de prison et policier).

Les autres employés de l'État, eux, seraient invités à faire preuve de «la plus grande réserve possible», sans se voir interdire le port de signes religieux.



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