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A13: Couillard annonce la tenue d'une enquête externe

Dernière mise à jour: 16-03-2017 | 14h08

QUÉBEC - Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé la tenue d'une «enquête externe» concernant le cafouillage des automobilistes coincés sur l'autoroute 13, pendant une douzaine d'heures, dans la nuit de mardi à mercredi lors de la tempête de neige.

Dans la foulée de cette annonce, M. Couillard s'est excusé aux Québécois qui sont restés coincés dans leurs voitures et a reconnu qu'il y a eu plusieurs ratés. De plus, la sous-ministre responsable de la Sécurité civile, et de la coordination des mesures d'urgence, Anne-Marie Leclerc, a été relevée de ses fonctions.

Plus tôt jeudi, les chefs de l'opposition Jean-François Lisée et François Legault avaient dit que c'était plutôt le ministre qui devait remettre sa démission, ce qui a été rejeté par le premier ministre Couillard.

Florent Gagné, qui a été sous-ministre aux Affaires municipales, à la Sécurité publique et aux Transports, dirigera l'enquête.

L'enquête de M. Gagné permettra de faire la lumière sur la chaîne des événements et sur la coordination des différents acteurs, a précisé M. Couillard.

Le rapport, qui sera rendu public, fera également état de recommandations.

Le PQ et la CAQ veulent la démission de Lessard

Cette enquête n'est pas suffisante pour les chefs du Parti québécois et de Coalition avenir Québec qui veulent le départ du ministre des Transports.

M. Lisée accuse M. Lessard d'avoir «laissé tomber» les Québécois, et plus particulièrement, les centaines d'automobilistes qui sont restés prisonniers de leurs véhicules pendant 12 heures sur l'autoroute 13 à Montréal, dans la nuit de mardi à mercredi.

Le chef du PQ réclame du même souffle la tenue d'une «enquête administrative» pour faire la lumière sur le fil des événements.

«De toute évidence, sur toute la chaîne il y a eu des manquements graves. [...] Ces gens-là doivent répondre de leurs actes», a-t-il indiqué, en faisant référence, notamment, à la Sûreté du Québec, au ministère des Transports et au premier ministre du Québec.

«Nous devons savoir qui, à quel moment, n'a pas fait son travail», a-t-il réitéré.

Le chef de l'opposition officielle demande que l'enquêteur principal soit nommé conjointement par l'opposition et par le gouvernement et que le processus ne prenne que «quelques semaines».

Deux ministres dans l'ignorance

Malgré la situation critique, les ministres Lessard et Coiteux n'ont été informés que mercredi matin de la situation. «M. Lessard a appris le matin en arrivant au bureau que cette situation avait lieu.

Ils se sont réveillés le matin et personne ne les avait appelés», a confié le premier ministre. Même chose pour M. Coiteux. «Non ce n'est pas normal. La Sûreté du Québec et le ministère des Transports auraient dû les informer», a-t-il ajouté.

Responsabilité

Le chef de la Coalition avenir Québec demande également la démission de M. Lessard.

«Le grand responsable c'est le ministre des Transports, il n'a pas été capable de gérer la situation, et il n'a pas la compétence pour faire ce redressement», a dit François Legault.
II a affirmé qu'«on sait déjà ce qui est arrivé» et qui sont les responsables et donc, qu'une enquête, telle que proposée par le PQ, n'est pas nécessaire.

«C'est un problème de gestion. Et ça commence par un bon ministre des Transports», a-t-il mentionné.

«C'est toujours la même chose au Québec. Ça fait 24 h [qu'on sait ce qui est arrivé], et le premier ministre ne nous a pas encore dit qui était responsable», a-t-il déploré.

«Une excellente idée»

Par ailleurs, la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé a accueilli favorablement l'annonce du gouvernement de mettre sur pied une enquête externe, allant même jusqu'à dire que c'était «une excellente idée».

Elle croit qu'il est toutefois trop tôt pour exiger la démission du ministre des Transports.

«Dans des situations comme celles-là, ça ne sert pas d'attaquer la personne», a-t-elle expliqué, tout en précisant qu'elle «ne cherche pas pour autant à protéger le ministre».

Quant aux excuses du premier ministre Philippe Couillard, qui ne sont venues qu'aujourd'hui, elle juge que c'était «la moindre des choses».

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