Agence QMI

Un rapport très attendu par les parents de fugueuses

LAVAL - Le rapport sur les nombreuses fugues de jeunes filles au Centre jeunesse de Laval sera remis jeudi à la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois.

Les conclusions d'André Lebon, le vérificateur mandaté par Québec pour s'assurer que toutes les règles et procédures sont respectées à Laval, sont très attendues par les parents de jeunes fugueuses.

Certains d'entre eux ont d'ailleurs pu rencontrer M. Lebon et lui faire part de leurs préoccupations et idées.

Josée Chaput a ainsi pu discuter plus de une heure et demie avec le vérificateur dans les dernières semaines. Sa fille Sarah, 16 ans, a fugué le 2 février dernier du Centre jeunesse de Laval avant d'être retrouvée six jours plus tard.

Avec son conjoint, Éric Hauptman, elle estime que les adolescentes ayant fait de la prostitution devraient être séparées des autres jeunes filles. Elle croit aussi que les évaluations ne sont pas faites assez rapidement à l'arrivée des jeunes au centre.

«S'il y a des filles qui ont fait de la prostitution, il ne faudrait pas les mélanger avec les filles qui n'en ont jamais fait ou encore s'il y en a qui ont des problèmes de comportement graves ou psychiatriques. Il faut qu'elles soient séparées», a dit M. Hauptman.

«Mais pour ça il faut que les évaluations soient faites rapidement, pas six mois ou un an après qu'elles soient entrées au centre. Présentement, c'est un manque. J'attends du rapport que les délais soient raccourcis et que les jeunes puissent voir des psychologues, etc.», a ajouté Mme Chaput.

Baisse du nombre de fugues

Par ailleurs, le nombre de fugues a beaucoup baissé au Centre jeunesse de Laval depuis le début de l'année par rapport à l'an dernier.

Au 9 mars, cinq jeunes filles avaient fugué contre 15 à pareille date l'an dernier.

La forte médiatisation des fugues de cet hiver ainsi que le verrouillage des portes depuis les dernières semaines pourraient expliquer cette grande différence.

Éric Hauptman croit que ce nombre pourrait continuer de baisser si les procès de criminels impliqués dans la traite des personnes étaient facilités comme le propose l'ancienne députée Maria Mourani dans son projet de loi C-452.

«Si la victime ne veut pas porter plainte, les policiers ont les mains liées, ils ne peuvent pas procéder à une arrestation. Avec ce projet de loi là, on peut incarcérer les proxénètes et sauver nos enfants», a-t-il mentionné.

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