Louis Gagné
Agence QMI

Couillard accuse Legault d'attiser l'intolérance

Couillard accuse Legault d'attiser l'intolérance

Philippe Couillard. Photo Archives / Agence QMI

Louis Gagné

QUÉBEC - Philippe Couillard a accusé mercredi la Coalition avenir Québec (CAQ) de «souffler sur les braises de l'intolérance» en remettant en question l'accueil d'immigrants supplémentaires au Québec.

Des propos «inacceptables» qui sont indignes d'un premier ministre, a aussitôt répliqué le chef caquiste François Legault.

«Je crains fort, M. le président, que la deuxième opposition souffle encore une fois, comme ils l'ont déjà fait, sur les braises de l'intolérance», a déclaré M. Couillard en Chambre.

Le premier ministre a tenu ces propos après que François Legault lui eut demandé s'il était d'accord pour rendre obligatoires les cours de français et les cours sur les valeurs québécoises offerts aux immigrants.

Le chef de la CAQ s'inquiète de la proposition gouvernementale de faire passer de 50 000 à 60 000 le nombre d'immigrants admis chaque année au Québec. Selon lui, la province a déjà suffisamment de difficulté à bien intégrer les nouveaux arrivants qu'elle accueille.

Legault s'est senti «méprisé»

Le chef du deuxième groupe d'opposition n'a pas du tout digéré les accusations d'intolérance lancées par le premier ministre. Il a demandé au chef libéral de retirer ses propos.

«Je pense que Philippe Couillard a dépassé les limites ce matin. Parce que je m'inquiète de la capacité du Québec d'accueillir 10 000 immigrants de plus par année, il m'a accusé de souffler sur les braises de l'intolérance, c'est indigne d'un premier ministre», a affirmé François Legault, qui dit s'être senti «méprisé».

Le chef caquiste a soutenu que ses questions étaient tout à fait légitimes en raison du statut fragile du français au Québec. Il a fait remarquer que 41 % des immigrants qui arrivent dans la province ne connaissent pas la langue de la majorité.

«Philippe Couillard, quand on lui parle de questions identitaires, c'est ses émotions qui prennent le dessus plutôt que la raison, puis ça, c'est inquiétant de la part d'un premier ministre d'une nation qui sera toujours vulnérable en Amérique du Nord. C'est son devoir de défendre la nation québécoise et de défendre le français», a dit François Legault.

Un «dérapage», selon Péladeau

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a abondé dans le même sens que son adversaire caquiste en qualifiant de «dérapage» les propos de Philippe Couillard.

Il a indiqué que sa formation politique partageait les mêmes préoccupations de la CAQ quant à la francisation des immigrants. 

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