Jean-François Racine
Agence QMI

Énergie Est: une manifestation aux audiences du BAPE

Énergie Est: une manifestation aux audiences du BAPE

«Coule pas chez nous», ont hurlé les manifestants pendant une dizaine de minutes. Photo Jean-François Racine / Agence QMI

Jean-François Racine

Dernière mise à jour: 07-03-2016 | 21h22

LÉVIS - Avant même l'ouverture des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) lundi soir à Lévis, une première manifestation a brièvement forcé la suspension des travaux sur le projet d'oléoduc Énergie Est.

«Coule pas chez nous», ont notamment hurlé quelques manifestants pendant une dizaine de minutes.

Le promoteur TransCanada devait commencer sa présentation lorsqu'un groupe d'activistes a interrompu le président de la commission, Joseph Zayed, responsable du champ de recherche Prévention des risques chimiques et biologiques de l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail.

Ce dernier a quitté momentanément la salle remplie de centaines de personnes.

Le président venait à peine de préciser que la première partie des audiences ne devait pas servir à émettre des opinions.

Sans surprise, le controversé projet d'oléoduc Énergie Est a suscité de vives réactions parmi la foule. Pendant la manifestation, des discussions orageuses ont éclaté entre les différents opposants. Les citoyens qui veulent obtenir l'information sur le projet ont réclamé l'expulsion des éléments perturbateurs.

Les travaux ont repris plus tard, mais à de nombreuses reprises, le président a dû freiner les applaudissements, le sarcasme et le brasse-camarade du public.
«Ce sera mon rôle de limiter ce genre d'écart», a lancé M. Zayed.

Des inquiétudes

Dans sa présentation d'ouverture, le promoteur a notamment évoqué des investissements de 4 milliards de dollars au Québec, en plus des 3168 emplois durant la construction. La construction du pipeline doit se faire en deux ans à compter de 2018.

«On en parle comme si tout était acquis», a dénoncé Pierre Asselin en parlant d'une «mascarade».

«On est là pour nourrir, pas pour faire mourir», a ajouté l'agriculteur Jean Gosselin.
Pour sa part, Simon Larose a demandé si les tuyaux seront sortis du sol à la fin de leur vie utile. Qui assume la décontamination si la compagnie n'existe plus ? Le président a d'ailleurs exigé une réponse écrite à cette question épineuse.

Toujours au micro, Denis Desmeules a voulu savoir si le pipeline signifiait la fin des trains transportant du pétrole.

«Les citoyens veulent des réponses maintenant», a réagi la foule plutôt hostile au projet.
Les audiences se poursuivent mardi.

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